Le soldat français au foulard à tête de mort aurait été puni de 40 jours d'arrêt

Plusieurs blogs et médias français affirment que le légionnaire a été rapatrié du Mali, mais l'état-major des armées refuse de confirmer l'information.

La photo du soldat français, à Niono (Mali), le 20 janvier 2013, qui a créé la polémique.
La photo du soldat français, à Niono (Mali), le 20 janvier 2013, qui a créé la polémique. (ISSOUF SANOGO / AFP)

La sanction serait bien tombée. Plusieurs sources militaires citées par des médias français affirment que le soldat photographié au mois de janvier avec un foulard à tête de mort sur le visage, au début de l'opération Serval au Mali, a été rapatrié en France et puni de 40 jours d'arrêt. Le blog spécialisé Le Mamouth l'a annoncé jeudi 7 février. Samedi 9 février, le quotidien Midi Libre a donné la même information, citant  anonymement "une source militaire". Interrogé par Le Mamouth, l'état-major des armées "a récusé en bloc ces éléments".

Ce soldat est un légionnaire français du 1er REC, régiment étranger de cavalerie, basé à Orange (Vaucluse). La nouvelle de sa mise à pied a fait réagir certains anciens légionnaires cités par Midi Libre. "Il n'y a pas eu mort d'homme, un blâme aurait été suffisant", dit l'un d'entre eux. Selon lui, ce "vol bleu" (rapatriement prématuré pour indiscipline) "risque de peser sur la carrière du militaire". "Une campagne, c'est une médaille, une solde augmentée... Autant d'avantages qui peuvent être remis en question après ce retour au pays."

Une "étude de sanction" était en cours

Le jours de la diffusion de ce cliché, le 22 janvier, le colonel Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, avait jugé que "le comportement" de ce soldat n'était "pas acceptable (...) Cette image n'est pas représentative de l'action que conduit la France au Mali à la demande de l'Etat malien" et de celle que mènent ses soldats souvent "au péril de leur vie". Deux jours après, l'état-major des armées avait annoncé avoir "identifié" le soldat français, précisant qu'une "étude de sanction était en cours"

Le photographe de l'AFP qui avait pris la photo avait ensuite expliqué sur le site de l'agence comment l'image avait été capturée. Il avait déclaré, à cette occasion : "Je crois, et j’espère, qu’il sera impossible de l’identifier (...) Je ne suis même pas sûr qu’il soit au courant de tout ce que les gens racontent sur son dos !"