Une base militaire attaquée au Niger, au moins 25 soldats tués

Dans la même région, 71 soldats nigériens avaient été tués en décembre dans une opération revendiquée par le groupe Etat islamique. 

Le président du nigérien Mahamadou Issoufou, le 13 décembre 2019, devant les corps des militaires tués dans une attaque contre un camp militaire à Inates (ouest du Niger), trois jours avant. 
Le président du nigérien Mahamadou Issoufou, le 13 décembre 2019, devant les corps des militaires tués dans une attaque contre un camp militaire à Inates (ouest du Niger), trois jours avant.  (BOUREIMA HAMA / AFP)

Au total, "63 terroristes" et 25 personnes ont été tués jeudi 9 janvier lors de l'attaque du camp militaire de Chinégodar, au Niger (à l'ouest du pays, près de la frontière malienne), selon un communiqué du ministère de la Défense. Cette attaque a lieu un mois après celle du camp d'Inates dans le même secteur, qui avait fait 71 morts.

"Jeudi, aux environs de 13 heures, le poste militaire avancé de Chinégodar a repoussé une attaque menée par des éléments terroristes. Le bilan provisoire est le suivant : côté ami, 25 décédés et six blessés. Côté ennemi, 63 terroristes neutralisés [tués]", selon le texte lu à la télévision publique par le porte-parole de la Défense, le colonel Souleymane Gazobi.

Les assaillants sont "venus à bord de plusieurs véhicules et motos" selon le texte qui assure que "la riposte avec l'appui aérien combiné de l'armée de l'air nigérienne et de nos partenaires a permis d'effectuer des frappes et mettre l'ennemi en déroute hors de nos frontières".

Une attaque revendiquée par des jihadistes 

C'est la première attaque menée contre le camp de Chinégodar, un village nigérien situé à 10 km de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri (ouest) souvent visée par des attaques jihadistes. Chinégodar avait accueilli en 2012 les premiers réfugiés maliens après l'offensive des rebelles touareg et leurs combats avec l'armée dans le nord du Mali.

Un état d'urgence censé prévenir les incursions jihadistes récurrentes est déjà en vigueur. Les autorités de Tillabéri ont aussi décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme de jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.

C'est dans cette même région de Tillabéri, également frontalière du Burkina Faso, que 71 soldats nigériens avaient été tués le 10 décembre à Inates, dans une opération revendiquée par le groupe Etat islamique, la pire attaque au Niger depuis le regain des actions jihadistes en 2015.