Mali : l'ONU donne 45 jours aux Etats africains pour organiser l'intervention

Une résolution a été adoptée à l'unanimité cette nuit aux Nations-Unies à New-York. Elle demande aux Etats ouest-africains de préciser leur plan pour reconquérir le Nord du Mali contrôlé par les islamistes extrémistes.

Des dizaines d\'habitants du Nord du Mali défilent à Bamako pour demander une intervention contre les extrémistes islamistes, le 11 octobre 2012.
Des dizaines d'habitants du Nord du Mali défilent à Bamako pour demander une intervention contre les extrémistes islamistes, le 11 octobre 2012. (HAROUNA TRAORE / SIPA)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi 12 octobre à l'unanimité une résolution en vue d'une intervention armée dans le Nord du Mali, en proie à une guérilla avec des groupes armés islamistes extrémistes. 

Le texte, préparé par la France, presse les pays de l'Ouest africain de préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire. La résolution charge notamment le secrétariat général de l'ONU de travailler avec la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union africaine pour présenter, dans les 45 jours, des "recommandations détaillées et applicables" en vue d'une intervention armée. Les diplomates attendent notamment le détail des opérations à mener, des effectifs et d'une évaluation des coûts. Des informations que la communauté internationale réclame depuis six mois déjà.

Un soutien logistique français mais pas de soldats "au sol"

Parallèlement, le texte demande au gouvernement malien et aux rebelles touareg d'"entamer, dès que possible, un processus de négociation crédible". L'Union Européenne envisage l'envoi rapide de 150 instructeurs militaires et en discutera lundi entre ministres des Affaires étrangères. De son côté François Hollande a salué ce vote, en marge de son déplacement au Sénégal. Le président a réaffirmé que Paris apporterait un soutien "matériel et logistique" , mais n'enverrait pas de soldats sur le terrain.

La résolution dénonce aussi les violations des droits de l'homme dans le Nord et demande une nouvelle fois, sous peine de sanctions, "aux groupes rebelles maliens de couper tout lien avec les organisations terroristes" comme Al-Qaïda au Maghreb islamique.