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Le destin tragique d'une athlète somalienne, morte en rejoignant l'Europe

Saamiya Yusur Omar avait concourru aux JO de Pékin en 2008. Elle est morte en avril à bord d'une embarcation de fortune en Méditerranée. 

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France Télévisions
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L'athlète Saamiya Yusuf Omar lors des jeux olympiques de Pékin (Chine), le 19 août 2008. (ANJA NIEDRINGHAUS / AP / SIPA)

AFRIQUE - C'est une histoire tristement banale. Celle d'un destin brisé. Comme nombre de ses compatriotes somaliens, Saamiya Yusuf Omar a voulu fuir l'enfer de son pays. Direction l'Europe. Comme nombre de ses compatriotes, cette jeune Somalienne de 21 ans y a laissé la vie. Athlète, elle avait eu la chance de participer aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Dossard 2895, elle avait concourru dans l'épreuve du 200 mètres. Dans sa série, elle avait franchi la ligne d'arrivée en dernière position, plusieurs secondes après ses concurrentes.

"Pour participer aux Jeux olympiques, elle avait dû surmonter une montagne d'obstacles. Le pays était dominé par les fondamentalistes islamiques, qui voyaient d'un mauvais oeil une femme athlète. Mais Saamiya avait tenu bon. En s'entraînant dur. Elle savait que le sport pouvait l'aider à s'affranchir", raconte Le Monde, qui revient sur ce destin tragique mercredi 22 août.

"Une charette de la mer devait la conduire en Italie..."

La mort de Saamiya Yusuf Omar a été récemment révélée par un ancien athlète somalien, Abdi Bile, lors d'une rencontre publique avec des membres du comité olympique somalien. "Savez-vous ce qu'est devenue Saamiya Yusuf Omar ? Elle est morte pour rejoindre l'Occident. Elle était montée à bord d'une 'charrette de la mer' qui, de Libye, devait la conduire en Italie. Mais elle n'y est jamais arrivée", s'est-il ému.

"Saamiya était arrivée jusqu'à Pékin encore adolescente et, à 21 ans, avait peut-être en tête Londres 2012 lorsqu'elle est montée à bord de l'embarcation qui l'a conduite à la mort en avril", observe Le Monde dans ce portrait émouvant. Et le quotidien de rappeler que, selon le blog Fortress Europe, près de 18 000 personnes seraient mortes comme Saamiya, en Méditerranée, ces vingt dernières années.

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