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L'humanitaire française enlevée en Centrafrique a été libérée

Son collègue centrafricain de l'ONG médicale catholique Coordination diocésaine de la santé a également été relâché.

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France Télévisions
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Thérèse Priest, l'humanitaire française enlevée en Centrafrique le 19 janvier 2015, sur une photo prise le 16 juin 2012. (  MAXPPP)

L'humanitaire française enlevée en Centrafrique lundi 19 janvier a été libérée, annonce Laurent Fabius, vendredi 23 janvier. Thérèse Priest, également appelée Claudia Priest, âgée de 67 ans, avait été enlevée avec un autre employé, centrafricain, de l'ONG médicale catholique Codis (Coordination diocésaine de la santé). Ce dernier est également libre. Ils circulaient à bord d'un 4x4, qui transportait des médicaments, lorsqu'ils ont été braqués à Bangui par un groupe de quatre hommes armés de Kalachnikovs lundi matin, vers 8 heures, heure locale.

"Notre compatriote Claudia Priest, qui avait été enlevée en début de semaine en République centrafricaine, est enfin libre, a déclaré le ministre des Affaires étrangères. L'entourage de Laurent Fabius précise qu'il s'est entretenu par téléphone avec la Française, qui "va bien". "Je remercie le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses, et notamment l'archevêque de Bangui qui a activement contribué à sa libération", a poursuivi le ministre, sans fournir plus de détails sur les modalités de cette libération.

Des anti-balaka revendiquent l'enlèvement

Vendredi matin, un proche de l'évêque de Bangui avait donné des nouvelles rassurantes à France Info concernant la Française. "Les conditions de détention sont difficiles, mais nous savons que les deux otages vont bien." L'enlèvement a été mené par des miliciens anti-balaka, mécontents de l'arrestation de Rodrigue Ngaïbona "général Andjilo", puissant chef anti-balaka arrêté samedi à Bouca (dans le nord-ouest du pays). Des membres de la milice, qui sévit dans certains quartiers de Bangui, avaient revendiqué ce rapt. 

Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions. Le "général Andjilo", qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment soupçonné d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans, le 5 décembre 2013, à Bangui.

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