Ethiopie : les forces rebelles et les autorités fédérales acceptent l'instauration d'un "accès humanitaire à tous ceux dans le besoin" au Tigré

Cet accès "avec effet immédiat" fait suite à l'accord de paix signé le 2 novembre, actant une "cessation des hostilités" dans la région du nord du pays. 

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Un convoi du Programme alimentaire mondial en route pour le village de Erebti (Ethiopie), le 9 juin 2022, deux ans après le début de la guerre dans le Tigré, dans le nord du pays.  (EDUARDO SOTERAS / AFP)

Les rebelles et les autorités fédérales éthiopiennes ont accepté samedi 12 novembre l'instauration d'un "accès humanitaire à tous ceux dans le besoin" dans la région du Tigré, en proie depuis deux ans à la guerre, ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse à Nairobi (Kenya). Cet accord "avec effet immédiat" a été signé par le maréchal Berhanu Jula, chef d'état-major des Forces armées éthiopiennes (ENDF), et le général Tadesse Worede, commandant en chef des forces rebelles du Tigré, a déclaré de son côté l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l'Union africaine.

Un accord de paix signé début novembre

Cette annonce fait suite aux discussions dans la capitale kényane Nairobi sur la mise en œuvre de l'accord de paix signé le 2 novembre à Pretoria (Afrique du Sud), à travers notamment le désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et l'acheminement de l'aide.

Le conflit au Tigré a commencé en novembre 2020 quand le premier ministre éthiopien, Abyi Ahmed, y a envoyé l'armée fédérale arrêter les dirigeants de la région qui contestaient son autorité depuis des mois et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires fédérales sur place.

>> Cinq choses à savoir sur la guerre oubliée au Tigré, dans le nord de l’Ethiopie

Initialement défaites, les forces rebelles du Tigré ont repris le contrôle de la majeure partie de la région courant 2021, lors d'une contre-offensive qui a débordé en Amhara et en Afar et les a vues s'approcher d'Addis Abeba. Les rebelles se sont ensuite repliés vers le Tigré, depuis coupé du reste du pays, privé d'électricité et de réseaux de télécommunications. 

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