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Le chef de l'armée au pouvoir en Egypte reçoit les favoris de la place Tahrir

Le maréchal Hussein Tantaoui a reçu samedi l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed El Baradei et Amr Moussa, ex-secrétaire général de la Ligue arabe pour évoquer l'avenir du pays. 

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France Télévisions
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Le chef de l'armée en Egypte, à la tête du pays depuis la chute de Moubarak, a reçu samedi l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed El Baradei et Amr Moussa, ex-secrétaire général de la Ligue arabe. 

Ces deux personnalités, fréquemment évoquées par les manifestants hostiles aux militaires au pouvoir comme possibles dirigeants d'un gouvernement de "salut national", ont été reçus séparément par le maréchal Hussein Tantaoui qui a discuté avec eux des "derniers développements et de la situation sur la scène locale", a affirmé l'agence Mena. 

 Vers un changement de Premier ministre pour calmer Tahrir ? 

Dans la matinée de samedi, un manifestant a été tué dans des heurts entre la police égyptienne et des militants qui ont bloqué l'entrée du siège du gouvernement, au Caire. Ils campaient devant le siège du gouvernement pour protesté contre la nomination d'un nouveau Premier ministre par l'armée jeudi, Kamal El-Ganzouri, "investi des pleins pouvoirs",avait tenté de rassurer le CSFA.

 

Vendredi, les manifestants avaient carrément interdit l'accès du Parlement au nouveau Premier ministre.  Au contraire, Mohamed ElBaradei,  avait été applaudi alors qu'il pénétrait sur la place Tahrir, arborant un drapeau égyptien sur les épaules.

• Un nouveau Premier ministre, ancien proche de Moubarak

Kamal El-Ganzouri, 78 ans, a été de 1996 à 1999 le Premier ministre du président déchu Hosni Moubarak. Il est en charge de former un gouvernement de salut national destiné à remplacer le cabinet d'Essam Charaf, qui a démissionné lundi face aux manifestations contre l'armée.

Vendredi, quelques heures après sa nomination, Kamal El-Ganzouri a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il assuré que le transfert du pouvoir aurait lieu, mais sans préciser quand : "Le maréchal Tantatoui ne restera pas, sans quoi je n'aurais pas coopéré."

Concernant la formation d'un nouveau gouvernement, il a demandé "du temps" car "les discussions sont en cours". Il a finalement avancé qu'elle n'interviendrait qu'"après les élections" prévues le 28 novembre.

• L'Europe et les Etats-Unis appellent l'armée à transférer le pouvoir 

Maja Kocijancic, porte-parole de l'Union européenne pour la politique étrangère, a fait part de la préoccupation des 27 qui condamnent "la violence excessive utilisée par les autorités contre la population".

Elle a ajouté que Bruxelles attend l'ouverture d'une enquête indépendante sur les événements du Caire, après avoir encouragé l'armée à transférer le pouvoir : "Nous encourageons une remise rapide du pouvoir à un gouvernement civil et soulignons la nécessité d'une transition démocratique qui soit transparente, équitable et responsable."

Même réaction de la Maison-Blanche pour qui "le transfert complet de pouvoir à un gouvernement civil doit avoir lieu de manière juste et sans exclusive, qui réponde aux aspirations légitimes du peuple égyptien, dès que possible", explique un porte-parole de la présidence des Etats-Unis.

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