Gabon : le nouveau barrage de Kinguélé sera construit par le géant chinois des infrastructures Sinohydro

Les projets d'infrastructures se multiplient sur le continent africain. Le dernier sommet du G7 a décidé de libérer 80 milliards de dollars en cinq ans pour relancer les économies africaines.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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A Franceville, au Gabon, le 12 octobre 2012. La construction du barrage hydroélectrique de Poubara achevé en 2013 avait été financée à 75% par la Chine. 

 (STEEVE JORDAN / AFP)

Le futur barrage hydroélectrique Kinguélé-Aval sera érigé en aval de deux centrales existantes sur la rivière Mbei, à 90 kilomètres de Libreville, la capitale gabonaise. Un investissement de 180 millions d’euros financé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Les projets d'investissements dans les infrastructures devraient accélérer sur le continent, après la décision du G7 de lancer un plan d'investissement de 80 milliards de dollars au profit du secteur privé africain pour les cinq prochaines années. Ces projets d'infrastructures sont pour le moment trustés par les grands groupes du BTP chinois et turcs.

Construit par le géant chinois Synohydro

Le barrage hydroélectrique de Kinguélé sera construit par le géant chinois Synohydro, déjà impliqué dans la construction d’une dizaine de centrales hydrauliques sur le continent africain. Le groupe étatique chinois, bien implanté sur le marché africain, est également présent dans la construction des autoroutes, chemins de fer, stades, aéroports.

C'est toutefois une entreprise franco-gabonaise Asonha Energie qui a été chargée de la conception, de l’exploitation et de la maintenance de ce barrage pour une durée de 30 ans. Asonha Energie est une joint-venture codétenue par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques et Meridiam, une firme française déjà engagée dans la route Transgabonaise et le port minéralier d'Owendo.

La nouvelle infrastructure, qui doit être en service en 2024, disposera d'une capacité de 35 MW et fournira environ 13% des besoins en électricité de Libreville. La centrale participera également à l'électrification des zones rurales dans la province de l’Estuaire. Selon les autorités, l’ouvrage contribuera au remplacement de vieilles centrales thermiques obsolètes et permettra d'économiser plus de 150 000 tonnes d'émissions de CO2 par an. 800 emplois directs seront créés sur le chantier et les entreprises locales seront sollicitées en priorité.

"La centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval va permettre de réduire le prix de l'électricité et contribuer au développement économique du Gabon"

Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ministre gabonais de l'Energie et des Ressources hydrauliques

à l'agence Ecofin

80 milliards pour les infrastructures en Afrique

Pour Alain-Claude Bilie-By-Nzé, ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, cet investissement de 180 millions d’euros bénéficie de l'appui financier de plusieurs bailleurs de fonds : IFC, filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, la Banque africaine de développement, la Development Bank of Southern Africa et Emerging Africa Infrastructure Fund.

Le dernier sommet du G7, qui s'est tenu le 4 juin 2021 à Londres, a décidé de favoriser les investissements dans les infrastructures sur le continent. Il est question de mobiliser 80 milliards de dollars au profit du secteur privé au cours des cinq prochaines années "pour soutenir une reprise économique et une croissance durable en Afrique", affirmait le communiqué du G7.

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