Centrafique : des avions de chasse français ont effectué une nouvelle mission de survol du pays, en proie à des turbulences politiques

Cette mission survient alors que des insurgés ont lancé des attaques dans deux villes du pays, Bouar et Grimari. 

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France Télévisions
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Un véhicule de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, le 25 décembre 2020, aux abords de Bangui, la capitale.  (ALEXIS HUGUET / AFP)

La situation reste tendue en Centrafrique. Samedi 9 janvier, des avions de chasse français ont effectué une seconde mission de survol du pays, après une première mission de ce type le 23 décembre 2020, a annoncé un communiqué de l'Elysée. Elle survient alors que des insurgés ont lancé des attaques dans deux villes du pays, Bouar, à 440 km au nord-ouest de la capitale Bangui, et Grimari, à 300 km au nord-est de la capitale.

"A la demande du Président Touadera, et en accord avec la Minusca [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine], le Président de la République a ordonné la réalisation d’une seconde mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse," a prévenu l'Elysée. "Elle marque la solidarité de la France avec le peuple centrafricain et sa condamnation de la poursuite des tentatives de déstabiliser le pays menées par des groupes armés."

Macron condamne les tentatives de destabilisation

Le pays traverse de nouvelles turbulences politiques, après une élection présidentielle marquée par des offensives de groupes rebelles essayant de perturber le scrutin après le rejet de la candidature de l'ancien président François Bozizé, renversé en 2013. Selon des résultats provisoires diffusés lundi par la commission électorale centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, a été réélu avec près de 54% des voix dès le premier tour de l'élection présidentielle du 27 décembre. Or, le vote avait été empêché dans certaines villes après des attaques et la destruction de matériel nécessaire au vote.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron "a réitéré sa ferme condamnation des tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont François Bozizé, de saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel soutenus par la communauté internationale", a dit le communiqué transmis samedi par l'Elysée.

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