Un coup d'État déchire le Burundi

L'opposition au président Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, a profité d'une visite du chef d'État à l'étranger pour provoquer un coup militaire.

FRANCE 2

Des scènes de guerre ce matin à Bujumbura, la capitale du Burundi.
Un coup d'État militaire a eu lieu mercredi 13 mai, mené par le général Godefroid Niyombare, qui a profité de l'absence du président Pierre Nkurunziza, en déplacement en Tanzanie, pour s'approprier le pouvoir. "J'ai l'honneur de vous annoncer que suite à l'insécurité qui règne dans notre pays, et surtout dans notre capitale, les frontières burundaises sont fermées", a exprimé le général hier sur une radio privée.

Une troisième candidature qui passe mal

Au pouvoir depuis 10 ans, Pierre Nkurunziza espérait se présenter pour un troisième mandat, malgré une forte opposition populaire et politique. La Cour constitutionnelle du Burundi a validé sa candidature, et des manifestations violentes ont débuté début avril jusqu'à la lutte armée ces derniers jours. Si les tirs se sont calmés en fin de matinée ce 14 mai, on ignore qui des putschistes ou des partisans du président vont remporter les prochaines élections.

Le JT
Les autres sujets du JT
Le général Godefroid Niyombare, au centre, arrive à la Radio publique africaine (RPA) pour s\'adresser à la nation, le 13 mai 2015, à Bujumbura (Burundi).
Le général Godefroid Niyombare, au centre, arrive à la Radio publique africaine (RPA) pour s'adresser à la nation, le 13 mai 2015, à Bujumbura (Burundi). (JEAN PIERRE HARERIMANA / REUT / REUTERS)