DIRECT. Burundi : le général putschiste ordonne la fermeture des frontières

L'initiative intervient alors que le président Nkurunziza vient de quitter la Tanzanie et tente de regagner la capitale Bujumbura. 

Des forces de sécurité tentent de maîtriser des manifestants, le 12 mai 2015, à Bujumbura, au Burundi.
Des forces de sécurité tentent de maîtriser des manifestants, le 12 mai 2015, à Bujumbura, au Burundi. (DESIRE HATUNGA / ANADOLU AGENCY / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Escalade au Burundi. Le général putschiste Godefroid Niyombaré a ordonné, mercredi 13 mai, la fermeture des frontières et de l'aéroport de Bujumbura. Selon la présidence burundaise, le coup d'Etat, mené par un groupe de militaires "mutins", a été "déjoué", mais le général putschiste Godefroid Niyombare assure avoir le soutien de "beaucoup" d'officiers supérieurs de l'armée et de la police. "Je pense qu'il y a quelques cafouillages, je pense que demain va s'éclaircir", a ajouté ce dernier sur France 24.

Une foule rassemblée à Bujumbura. Des soldats loyalistes ont pris position autour du bâtiment de la radiotélévision publique dans la capitale Bujumbura. Ils en interdisent l'accès aux civils qui y affluent comme un "mur humain", rapporte un journaliste du Monde sur Twitter.

Des "tractations" sont en cours entre militaires fidèles au président et ceux du camp putschiste, selon un haut gradé loyaliste. Selon lui, les deux parties sont "d'accord pour ne pas verser le sang des Burundais".

 Il s'agit pour l'instant de déclarations, mais après avoir annoncé la destitution du président Nkurunziza, le généra Niyombaré a dit vouloir former un gouvernement de transition en travaillant avec la société civile.

Plus de 20 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations. La candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza lors de l'élection du mois prochain a provoqué depuis près de trois semaines une crise politique sanglante.

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23h56 : Autres images de cette journée enfiévrée au Burundi : des affrontements ont éclaté avant l'annonce du coup d'Etat entre manifestants et policiers. Ils ont fait 3 morts, 2 civils et 1 policier, et 66 blessés.




(Renovat Ndabashinze / ANADOLU AGENCY / AFP)

00h54 : Dans la capitale, Bujumbura, et dans ses environs, de nombreux Burundais ont laissé éclater leur joie à l'annonce du putsch. Mais ces manifestations spontanées ont été rapidement dispersées.






( Jennifer Huxta / AFP)

00h55 : @confuse : Il est impossible de savoir si le coup d'Etat a réussi. Et donc de dire qui contrôle le Burunid ce soir.

D'un côté, le général putschiste Godefroid Niyombare a annoncé la destitution du président Pierre Nkurunziza, pendant que celui-ci était en voyage à l'étranger. Ce soir, il assure avoir le soutien de "beaucoup" d'officiers supérieurs de l'armée et aussi de la police.

De l'autre, la présidence affirme que le putsch a été "déjoué". Mais le chef de l'Etat n'a pas réussi à rentrer dans son pays. Et ce soir, il y aurait des "tractations" entre loyalistes et putschistes.

22h46 : Bonsoir ! Avec toute cette confusion, qui est actuellement au pouvoir au Burundi ? Le général putschiste ou l'ancien président apparemment déchu ? Les deux camps affirment des choses différentes.

00h55 : Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, est toujours ce soir à Dar es Salaam, en Tanzanie, selon la BBC (en anglais).

En fin d'après-midi, il a tenté de rentrer dans son pays, afin de reprendre le pouvoir, après le coup d'Etat lancé par un général putschiste.

Mais son avion a dû faire demi-tour. L'aéroport de la capitale burundaise, Bujumbura, a été fermé pour l'empêcher d'atterrir.

21h55 : @rase-mote2 : Un haut gradé loyaliste affirme que des "tractations" sont en cours entre loyalistes et putschistes. Les deux camps sont "d'accord pour ne pas verser le sang des Burundais", assure-t-il.

Ces négociations se poursuivent ce soir. "Dans les deux camps, on est décidé à trouver un compromis avant l'aube pour pouvoir l'annoncer à la population pour éviter la confusion et que les choses ne dégénèrent demain", souligne un officier.

21h55 : Bonsoir la rédac', avez-vous des news récentes en provenance du Burundi ?

21h44 : Ex-rebelle, ancien proche du président, homme respecté et modéré... Nous vous dressons le portrait de Godefroid Niyombare, le général putschiste peut-être à la tête du Burundi.





(JEAN PIERRE HARERIMANA / REUTERS)

21h22 : Le général putschiste Godefroid Niyombare, qui a annoncé la destitution du président burundais Pierre Nkurunziza, a ordonné la fermeture des frontières terrestres et de l'aéroport de Bujumbura, la capitale.

(REUTERS)

19h59 : @tati lala Pour le moment, le Quai d'Orsay ne parle pas d'évacuer les Français au Burundi. Ce type de mesures est exceptionnel. Dans ses conseils aux voyageurs, le ministère des Affaires étrangères déconseille les déplacements au Burundi, "sauf raison impérative".

19h58 : Pourquoi la France n'évacue pas ses ressortissants dans une situation de plus en plus précaire ? Qu'attend l'ambassade de France ? Que le danger soit encore plus grand?

19h52 : La tension monte ce soir au Burundi. Des manifestants ont incendié une radio favorable au régime. Des journalistes occidentaux sur place le rapportent.

18h37 : Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, appelle les deux camps "au calme et à la retenue".

18h25 : La situation reste confuse ce soir à Bujumbura, la capitale du Burundi. Le président Pierre Nkurunziza, en déplacement en Tanzanie, tenterait de rentrer au pays. Mais le général putschiste a ordonné la fermeture de l'aéroport. Des journalistes de RFI et du Monde donnent les dernières informations.

17h40 : En plus de la fermeture des frontières, le général putschiste Godefroid Niyombare vient de demander "à tous les citoyens et aux forces de l'ordre de descendre à l'aéroport pour le sécuriser", sur les ondes de la radio privée RPA. Cette annonce intervient alors que le président Nkurunziza, parti en Tanzanie pour une conférence régionale, doit être de retour à Bujumbura ce soir.

17h38 : Des habitants de Bujumbura, capitale du Burundi, se réjouissent après avoir appris l'annonce de la destitution du président Pierre Nkurunziza, mais des manifestations d'opposants au président sont toujours réprimées par les forces de l'ordre. Les bâtiments de la radio-télévision nationale ont été sécurisés par des militaires loyalistes, faisant reculer les manifestants à plusieurs dizaines de mètres.

(REUTERS / APTN)

17h29 : Alors que le président Pierre Nkurunziza n'est pas encore rentré de son voyage en Tanzanie, le général putschiste Godefroid Niyombare ordonne la fermeture des frontières, quelques heures après avoir annoncé un coup d'Etat au Burundi.

17h09 : Quels sont les principaux liens économiques entre la France et le Burundi ?

17h08 : La situation est confuse au Burundi où une tentative de putsch menée par des militaires est en cours, sur fond de crise politique. Pour y voir plus clair, notre journaliste Gaël Cogné explique en quatre actes les événements qui secouent le pays depuis trois semaines.


(LANDRY NSHIMIYE / AFP)

17h03 : Selon un porte-parole cité par l'International Business Times, le président burundais Pierre Nkurunziza, qui participait à une réunion de la Communauté d'Afrique de l'Est en Tanzanie, est en route pour le Burundi.

17h00 : A Bujumbura, des manifestants incarcérés durant les derniers heurts ont été libérés dans un commissariat de la capitale du Burundi, où une tentative de coup d'Etat est en cours.

16h55 : Les chefs d'Etat est-africains "condamnent le coup d'Etat au Burundi". Réunis aujourd'hui à Dar es Salaam en Tanzanie, en présence du président burundais Pierre Nkurunziza, ils devaient se pencher sur la crise politique qui secoue le pays depuis trois semaines.

16h34 : La présidence de la République du Burundi qualifie le coup d'Etat en cours de "fantaisiste". Dans un communiqué publié sur Facebook, la présidence affirme que "cette tentative de coup d'Etat a été déjouée" et "demande à la population burundaise et aux étrangers vivant au Burundi de garder le calme et la sérénité".

15h57 : L'homme qui a annoncé le "limogeage" du président burundais Nkurunziza est loin d'être un inconnu. Le général Godefroid Niyombare est un ancien compagnon d'armes de Pierre Nkurunziza au sein de la rébellion hutue du Cndd-FDD, devenu le parti au pouvoir depuis la fin de la longue guerre civile, terminée en 2006.

Après la guerre, il était devenu chef d'état-major adjoint, puis chef d'état-major de l'armée burundaise. Nommé en décembre 2014 à la tête du Service national de renseignements, il avait été limogé moins de trois mois plus tard pour avoir conseillé au président de ne pas présenter sa candidature à un troisième mandat.

15h51 : Des affrontements sont en train de se dérouler à l'intérieur des locaux de la radio-télévision publique à Bujumbura, la capitale du Burundi. Des soldats putschistes tentent d'en prendre le contrôle, mais des gardes leur opposent une résistance, affirment des employés de la station à Reuters.

15h43 : La situation évolue encore au Burundi. Selon l'International Business Times, la police serait en train de quitter le centre-ville de la capitale, Bujumbara. Les leaders de l'opposition, notamment Agathon Rwasa, affirment n'avoir rien à voir avec le coup d'Etat annoncé par le général Niyombare. Près des locaux de la radio-télévision, des militaires "fraternisent".

15h35 : La tension ne retombe pas à Bujumbura, la capitale du Burundi. Des soldats fidèles au président Pierre Nkurunziza ont tiré en l'air pour tenter de disperser des centaines de civils rassemblés pacifiquement devant les locaux de la radio-télévision nationale. Les civils ont reculé de quelques dizaines de mètres, mais restent regroupés, selon un journaliste de l'AFP.

15h12 : Contacté par francetv info, le responsable d'une association française installée au Burundi évoque l'ambiance dans la capitale, Bujumbura, où une tentative de coup d'Etat est en cours.

"Par prudence, nous nous sommes enfermés dans les bureaux. Nous entendons des coups de feu de temps à autre, mais cela pourrait bien être des tirs de joie, qui visent le ciel. (...) Je crains que les jeunes milices du parti au pouvoir prennent les armes et essaient de se venger après l'annonce de ce coup d'Etat. Cela pourrait finir en bain de sang", raconte ce responsable.

15h08 : La situation est d'autant plus compliquée à comprendre au Burundi que les communications sont difficiles. Internet a été coupé, explique la BBC.

14h57 : C'est toujours l'incertitude sur la situation en cours au Burundi. Après l'annonce d'un coup d'Etat porté par le général Niyombare, des milliers de manifestants sont en train de marcher sur le bâtiment de la Radio télévision publique. Le journaliste du Monde présent sur place évoque un "mur humain", et craint la réaction des militaires.

14h34 : Contacté par francetv info, le ministère des Affaires étrangères français indique que sa consigne de ne pas se rendre au Burundi "sauf raison impérative", émise le 27 avril, est toujours d'actualité.

Le Quai d'Orsay ajoute que ces conseils, s'ils étaient amenés à évoluer en raison de la tentative de coup d'Etat en cours dans le pays, seraient modifiés sur la page "Conseils aux voyageurs" de son site internet.

14h33 : Selon Reuters, l'annonce d'un coup d'Etat au Burundi a poussé de nombreux habitants dans les rues de Bujumbura, entraînant des scènes de réjouissances. Mais des affrontements ont également éclaté, faisant au moins trois morts, selon une journaliste de la BBC.


14h21 : Sur Twitter, la présidence du Burundi affirme qu'il n'y a pas de coup d'Etat et évoque une "situation maîtrisée".

14h21 : "En toute indépendance, et en toute intégrité, le peuple burundais a décidé de sauver sa très chère patrie et déclare : les forces vives de la nation décident de prendre en main la destinée de la nation pour pallier au climat d'inconstitutionnalité dans laquelle le Burundi est plongé."

Dans son discours diffusé sur une radio privée, le général Niyombare a annoncé la "destitution" du président burundais Nkurunziza. Voici un enregistrement de l'intégralité de son discours.

14h08 : Avant l'annonce d'un coup d'Etat au Burundi, une nouvelle manifestation hostile au président Nkurunziza a été violemment réprimée ce matin à Bujumbura, la capitale du pays.

(REUTERS)

14h03 : Le général Godefroid Niyombare, limogé en février par le chef de l'Etat après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat, annonce la mise en place d'un "comité de rétablissement de la concorde nationale". Sur place, le journaliste du Monde rappelle qu'il ne s'agit que d'une déclaration de coup d'Etat.