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Après la mort de 92 migrants, le Niger ordonne la fermeture de camps de clandestins

Les migrants, essentiellement des femmes et des enfants, sont morts de soif dans le désert en octobre alors qu'ils cherchaient à rejoindre l'Algérie. Ils ont été découvert mercredi.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Des personnes prient pour les 92 migrants morts de soif dans une mosquée à Niamey (Niger), le 1er novembre 2013. (BOUREIMA HAMA / AFP)

C'est une conséquence de la mort de 92 migrants dans le désert du Sahara, au Niger, près de la frontière algérienne. Le gouvernement nigérien a ordonné vendredi 1er novembre la fermeture "immédiate" des camps de clandestins d'Agadez. Il s'agit de la principale zone de transit des migrants à destination de l'Algérie ou de la Libye. A l'issue d'un Conseil des ministres, le gouvernement a également annoncé que "tous les acteurs" de ce trafic de migrants seraient "identifiés" et "sanctionnés avec la rigueur requise".

Quelque 92 migrants, essentiellement des femmes et des enfants, sont morts de soif dans le désert en octobre alors qu'ils cherchaient à rejoindre l'Algérie. Quelque 87 corps ont été découverts dans le Sahara et inhumés sur place mercredi. L'armée avait retrouvé cinq autres dépouilles quelques jours plus tôt.

Un deuil de trois jours décrété au Niger

"Ce drame est la résultante d'activités criminelles pilotées par des réseaux de trafiquants de tous genres", a souligné le gouvernement nigérien. Vendredi matin, le gouvernement nigérien, "profondément touché" par la catastrophe, a décrété un deuil national de trois jours. Il a aussi présenté ses "condoléances attristées aux familles éplorées".

En outre, le Premier ministre Brigi Rafini doit se rendre à Kantché, dans le sud du pays, d'où la plupart des victimes sont originaires. Il présentera à leurs familles "les condoléances de la nation meurtrie par cette tragédie", selon un communiqué gouvernemental lu à la télévision nationale vendredi.

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