Algérie : incertitudes sur l'après-Bouteflika

Lâché par l'armée et par ses soutiens politiques, Abdelaziz Bouteflika semble promis à un départ du pouvoir en Algérie. Les manifestants, eux, s'interrogent sur l'avenir sur pays.

France 3

Un président algérien très malade depuis son AVC il y a six ans, de plus en plus seul politiquement, lâché par ses soutiens. Ce mercredi 27 mars au matin, c'est le  Rassemblement national démocratique, principal allié d'Abdelaziz Bouteflika, qui réclame son départ. Le RND "recommande la démission du président de la République dans le but de faciliter la période de transition", écrit le parti dans un communiqué.

"Une solution qui permet de sortir de la crise"

Mardi 26 mars, c'est le chef de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a créé le premier la surprise : il a proposé que le président Bouteflika soit déclaré inapte. "C'est une solution qui permet de sortir de la crise et qui répond aux demandes du peuple algérien. Et qui garantit aussi le respect de la constitution", a-t-il déclaré. Tous les jours, des manifestations se poursuivent dans les rues en Algérie. Face à la surprise de cette annonce, nombre d'Algériens sont sceptiques sur la mise en place de l'article 102 de la constitution, qui autorise le départ du président pour cause de maladie grave ou d'impossibilité d'exercer le pouvoir.

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika (en 2016) et le chef d\'état-major de l\'armée algérienne Ahmed Gaid Salah (en 2014).
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika (en 2016) et le chef d'état-major de l'armée algérienne Ahmed Gaid Salah (en 2014). (ERIC FEFERBERG / AFP)