Crash du vol d'Air Algérie : les familles des victimes qui le voudront seront "accompagnées" au Mali

François Hollande a rencontré les familles des 54 victimes françaises de la catastrophe aérienne.

Des journalistes observent, samedi 26 juillet 2014, les débris du vol d\'Air Algérie qui s\'est écrasé au Mali, avec à son bord 118 personnes.
Des journalistes observent, samedi 26 juillet 2014, les débris du vol d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali, avec à son bord 118 personnes. (SIA KAMBOU / AFP)

François Hollande assure les familles des victimes du crash du vol d'Air Algérie de son soutien. Le président de la République annonce, samedi 26 juillet, que toutes celles qui le voudront seront "accompagnées", "le moment venu", sur le site de la catastrophe, au Mali.

"Ces familles ne demandent rien d'autre que d'être soutenues, informées, a expliqué le chef de l'Etat à l'issue de sa réunion avec les proches des 54 victimes françaises au Quai d'Orsay à Paris. C'est important que la nation se rassemble lorsqu'il y a des drames."

"Tous les corps" rapatriés en France

Au total, 118 personnes ont péri dans le crash de l'appareil, parti de Ouagadougou, selon le bilan définitif du quai d'Orsay. François Hollande a annoncé que "tous les corps seront ramenés en France", à l'issue du "travail de regroupement des corps et d'identification". Les autorités ont envoyé sur place 20 gendarmes et policiers français, ainsi qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

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Le président de la République a également précise qu'une stèle sera érigée sur le site "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Deux enquêtes

Les circonstances exactes du crash de l'appareil affrété par Air Algérie ne sont pas encore déterminées. "Des faisceaux d'indices laissent penser que les conditions météorologies ont été déterminantes, mais je n'ai voulu écarter aucune hypothèse", explique Français Hollande, qui salue la découverte des deux boîtes noires de l'avion.

En plus de "l'enquête administrative, technique", "une information judiciaire sera ouverte, des plaintes seront déposées, c'est la procédure normale dans ce type de catastrophe", a précise le président de la République. François Hollande a assuré qu'une "coopération judiciaire internationale" sera mise en oeuvre "pour tout connaître des raisons de ce drame".