Vidéo La "débâcle" en Afghanistan "frappe toutes les forces occidentales qui ont agi" dans le pays, estime François Hollande

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En 2012, l'ancien président de la République avait accéléré le retrait des troupes françaises d'Afghanistan pour "partir dans de bonnes conditions". 

"Tout ça est une débâcle qui ne frappe pas simplement les États-Unis mais d'une certaine façon toutes les forces occidentales qui ont, à un moment, agi en Afghanistan", a déclaré François Hollande mercredi 8 septembre sur franceinfo. L'ancien président de la République était interrogé sur le retrait des troupes américaines et sur la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan.

La France "a eu raison d'être avec les Américains et les forces de l'Otan dans l'intervention en Afghanistan pour chasser les talibans et surtout pour permettre qu'il n'y ait plus le financement ou l'accueil de terroristes puisque Ben Laden était accueilli en Afghanistan", a d'abord assuré François Hollande. Mais après être resté "un certain temps", il "fallait partir dans de bonnes conditions", a-t-il poursuivi expliquant qu'il avait accéléré le retrait prévu par son prédécesseur Nicolas Sarkozy. Après son élection en 2012, il a estimé que le calendrier du retrait "était trop long" et qu'il fallait "un retrait progressif et une transition qui puisse être accélérée, et un dialogue positif qui puisse être engagé."

Retrait des troupes françaises fin 2012

"J'ai décidé de retirer les troupes françaises d'Afghanistan fin 2012", raconte-t-il, même si "quelques effectifs restants sont partis en 2014". Il dit avoir conseillé au président Obama d'"assurer une transition beaucoup plus rapide et de mettre chacun devant sa responsabilité", estimant qu'on ne pouvait pas "créer un Etat-nation de toute pièce, avec des institutions qui sont occupées par des personnalités souvent corrompues, avec un trafic de drogue qui demeure."

Pour François Hollande, "le pire" a été de "partir comme Donald Trump l'a signé à Doha, c’est-à-dire avec des talibans qui sont arrivés en quelques jours au pouvoir sans qu'il y ait là encore les conditions qui puissent permettre un gouvernement d'union."

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