Afghanistan : "L'urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes" et "les Afghans qui ont travaillé pour la France", assure Emmanuel Macron

Le président s'est exprimé pendant une dizaine de minutes, lundi soir, depuis le fort de Brégançon (Var) où il séjourne.

Emmanuel Macron s\'exprime depuis le fort de Brégançon (Var) sur la situation en Afghanistan, le 16 août 2021.
Emmanuel Macron s'exprime depuis le fort de Brégançon (Var) sur la situation en Afghanistan, le 16 août 2021. (FRANCEINFO)
Ce qu'il faut savoir

Emmanuel Macron s'est exprimé pendant une dizaine de minutes, lundi 16 août dans la soirée, pour détailler sa stratégie après que les talibans sont entrés à Kaboul, capitale de l'Afghanistan. "L'urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France", a notamment assuré Emmanuel Macron. Ce direct est désormais terminé.

Un conseil de défense s'est tenu lundi. Le chef de l'Etat a fait le point de la situation à la mi-journée depuis le fort de Brégançon (Var), où il est en vacances, au cours d'un conseil de défense en visioconférence. Y participaient également les ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et des Armées, Florence Parly.

Des dizaines de Français évacués. Emmanuel Macron a annoncé l'arrivée de deux avions militaires sur place "dans les prochaines heures". Plusieurs dizaines de Français (diplomates, humanitaires ou journalistes) doivent être accueillis sur la base aérienne française d'Al Dhafra, à Abou Dhabi, avant leur rapatriement en France.

Paris a accordé "plus de 1 000 visas" à des Afghans, a affirmé lundi François Patriat, le patron des sénateurs LREM, sur CNews. Selon Florence Parly, la France va également évacuer "des personnes qui sont sous notre protection", en priorité "les personnels [afghans] qui ont rendu d'éminents services à notre pays".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MACRON

20h36 : Voici ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Emmanuel Macron :

  • n tournant historique est à l’œuvre en Afghanistan" où les talibans ont pris le pouvoir
  • Le chef de l'Etat estime que l'engagement militaire français en Afghanistan (2001-2014) était "juste"
  • "L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France."
  • Le président de la République a décidé l'envoi de deux avions militaires et de nos forces spéciales" à Kaboul dans les prochaines heures.
  • Le chef de l'Etat entend prendre plusieurs initiatives avec les autres Etats européens et les alliés de la France : lutter contre le terrorisme, et créer "une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers", même si la France "fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés".

20h30 : L'intégralité du discours du chef de l'Etat est à retrouver juste ici.

20h21 : L'allocution du chef de l'Etat depuis le fort de Bregançon (Var) a duré une dizaine de minutes. Elle est terminée.

20h16 : "Le peuple afghan a le droit de vivre dans la sécurité et le respect de chacun. Les femmes afghanes ont le droit de vivre dans la liberté et la dignité. Le destin de l'Afghanistan est entre ses mains mais nous resterons fraternellement aux côtés des Afghans et des Afghanes."

20h14 : "Les défis auxquels les Afghanes et les Afghans seront confrontés dans les prochaines semaines et les prochains mois sont terribles et immenses."

20h14 : "Il nous faut continuer de défendre nos principes, nos valeurs qui font ce que nous sommes."

20h15 : "Nous porterons donc, en lien avec la République fédérale d’Allemagne et d’autres Européens, une initiative pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, l’harmonisation des critères de protection, et la mise en place de coopérations avec les pays de transit."

20h11 : "Mais l’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives et l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle. Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourrissent les trafics de toute nature."

20h09 : "La déstabilisation de l’Afghanistan risque également d’entraîner des flux migratoires irréguliers vers l’Europe. La France fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés."

20h09 : "L’Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu’il a été. C’est un enjeu pour la paix et la stabilité internationale, contre un ennemi commun, le terrorisme et ceux qui le soutiennent."

20h10 : "Notre action visera d’abord à continuer de lutter activement contre le terrorisme islamiste sous toutes ses formes."

20h07 : "Au-delà de l’urgence, j’entends prendre au nom de la France plusieurs initiatives en lien étroit avec les autres Etats européens et nos alliés."

20h06 : "C'est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d'autres. Près de 800 personnes sont d'ores et déjà sur le sol français."

20h05 : "L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France."

20h03 : "Nous n’oublierons pas nos soldats. Nous n’oublierons pas nos morts, 90 au total."

20h03 : "En Afghanistan, notre combat était juste et c’est l'honneur de la France de nous y être engagés. La France n’y a jamais eu qu’un ennemi : le terrorisme."

20h02 : "L’intervention militaire française a définitivement cédé la place, le 31 décembre 2014, à l’action civile que nous avons continué de mener à bien, auprès du peuple afghan, avec lequel nos liens d’amitié sont anciens et profonds."

20h02 : "A partir de juin 2011, le Président Nicolas Sarkozy a décidé du retrait des troupes françaises, la France estimant souverainement que sa mission en Afghanistan était accomplie."

20h01 : "Le Président Chirac, dès octobre 2001 a décidé la participation de la France à l’action internationale (...) Avec un objectif clair : combattre une menace terroriste qui visait directement notre territoire et celui de nos alliés depuis l’Afghanistan, devenu le sanctuaire du terrorisme islamiste."

20h01 : #AFGHANISTAN "Notre pays a été, pendant treize ans, engagé militairement en Afghanistan, de 2001 à 2014."

20h01 : "Après une guerre de vingt années, après la décision de retrait des troupes américaines prise successivement par le président Trump et le président Biden, Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, est tombée en quelques heures, sans résistance, aux mains des talibans."

20h00 : "Je m’adresse à vous ce soir, alors que nous continuons à nous battre contre le virus avec détermination, parce qu’à quelques milliers de kilomètres d’ici un tournant historique est à l’œuvre, en Afghanistan, loin de nos frontières, mais avec des conséquences majeures pour l’ensemble de la communauté internationale, pour l’Europe, et pour la France."