Dans le Panchir, les talibans appellent la résistance à baisser les armes après de premiers combats

La vallée du Panchir est l'une des dernièrs poches d'opposition au nouveau régime des talibans.

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France Télévisions
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Des militaires loyaux à Ahmad Massoud, dans la province du Panchir, le 29 août 2021. (JALALUDDIN SEKANDAR / AP/ SIPA)

Deux jours après le retrait américain d'Afghanistan, les talibans ont appelé mercredi 1er septembre les combattants de la vallée du Panchir, l'une des dernières poches de résistance au nouveau régime, à baisser les armes pour éviter une guerre sanglante, après de premiers combats.

"Mes frères, nous avons fait de notre mieux pour résoudre le problème du Panchir via des pourparlers et des négociations, en vain malheureusement", a déclaré un haut responsable taliban, Amir Khan Muttaqi, dans un message audio adressé aux habitants de la vallée et publié sur Twitter.

"Maintenant que les pourparlers ont échoué et que les moudjahidines [talibans] ont encerclé le Panchir, il reste des gens à l'intérieur [de la vallée] qui ne veulent pas que les problèmes soient résolus de manière pacifique", a-t-il ajouté. "C'est à vous qu'il revient de leur parler. A ceux qui veulent se battre, dites-leur que cela suffit".

Une résistance autour d'Ahmad Massoud

Bastion anti-taliban de longue date, le Panchir est une vallée enclavée et difficile d'accès, située au coeur des montagnes de l'Hindou Kouch, dont l'extrémité Sud se trouve à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Kaboul.

La résistance sur place y est organisée autour du Front national de résistance (FNR), emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda. Amrullah Saleh, vice-président du gouvernement déchu, s'y est également réfugié.

Composée de combattants de milices antitalibans et d'anciens membres des forces de sécurité afghanes, elle a juré de résister à toute offensive des nouveaux maîtres du pays tout en laissant dans le même temps ouverte la porte à des négociations si le mouvement islamiste mettait un terme à ses offensives.

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