Afghanistan : "La France a abandonné ceux qui ont travaillé" pour elle, regrette l'Association des anciens auxiliaires afghans de l'armée française

Adel Abdul Raziq, président de l'Association des anciens auxiliaires afghans de l'armée française, estime jeudi que l'armée française a oublié ses soldats en Afghanistan.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Des agents de sécurité en civil montent la garde alors que des camions de marchandises se préparent à se diriger vers le poste frontière afghan de Chaman, après la réouverture partielle d'un point de passage clé entre le Pakistan et l'Afghanistan, quelques jours après que les talibans ont pris le contrôle de la ville frontalière afghane dans le cadre d'une offensive rapide à travers le pays.  (ASGHAR ACHAKZAI / AFP)

"Il me semble que la France a abandonné ceux qui ont travaillé avec l'armée française [en Afghanistan] pendant des années", a regretté Adel Abdul Raziq, président de l'Association des anciens auxiliaires afghans de l'armée française sur France Inter jeudi 29 juillet. "Ça veut dire qu'elle a oublié ses soldats en Afghanistan", a-t-il encore déclaré.

"La France, au début, nous a promis un visa lorsqu'elle était en Afghanistan mais petit à petit, on a vu que malheureusement, elle n'a pas tenu ses promesses."

Adel Abdul Raziq

à franceinfo

"En gros, 800 PCRL (Personnels civils de recrutement local) ont été recrutés par l'armée française lorsqu'elle est intervenue en Afghanistan dans le cadre des forces internationales pour combattre contre les terroristes et les talibans, entre 2001 et 2014", résume cet ancien interprète pour l'armée française dans ce pays.

 "Parmi ces 800 PCRL, 360 ont été rapatriés en France" et "80 d'entre eux sont toujours en Afghanistan et souffrent actuellement des menaces des talibans et de leurs sympathisants." "Le reste de nos collègues ont fui l'Afghanistan et sont partis dans les pays limitrophes comme le Pakistan et l'Iran ou encore clandestinement en Europe où ils ont fait une demande d'asile." L’avancée sur la capitale afghane semble inévitable : "C'est possible que dès le mois de septembre, Kaboul chute", a prévenu jeudi matin sur France Inter, Nassim Majidi, fondatrice et co-directrice du centre de recherche Samuel Hall qui travaille dans la capitale afghane.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Afghanistan

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.