70 personnes ont péri dans les affrontements de lundi dans la ville nigériane de Bauchi, a-t-on appris mercredi

Un correspondant de l'AFP a compté mercredi à l'hôpital 42 cadavres sur le sol du hall de la morgue, portant des traces de machettes ou de balles. 25 autres corps, dont beaucoup de mineurs, gisaient dans des chambres froides.Trois membres des forces de l'ordre ont aussi été tués dans ces heurts survenus lundi à Bauchi, dans le nord du Nigeria.

(AFP)

Un correspondant de l'AFP a compté mercredi à l'hôpital 42 cadavres sur le sol du hall de la morgue, portant des traces de machettes ou de balles. 25 autres corps, dont beaucoup de mineurs, gisaient dans des chambres froides.

Trois membres des forces de l'ordre ont aussi été tués dans ces heurts survenus lundi à Bauchi, dans le nord du Nigeria.

Les affrontements ont opposé des factions rivales d'un groupe radical islamiste, avant l'intervention des forces de l'ordre. A la suite de ces combats, les forces de l'ordre ont été déployées dans le quartier de Zango, base de la secte Kala-Kato et théâtre des affrontements.

Outre les dizaines de morts, sept maisons ont été brûlées ainsi que quelques voitures et motocyclettes dans les combats qui ont opposé dans un premier temps des factions rivales du groupe radical, puis les forces de l'ordre aux islamistes.

Kala-Kato, également connu sous le nom de Maitatsine est présent dans plusieurs Etats du nord du Nigeria depuis des décennies. Des insurrections de ses membres en 1980 dans la ville de Kano (nord) et en 1992 à Yola (capitale de l'Etat d'Adamawa, nord), avaient fait des milliers des morts à chaque fois. Le nombre de ses adhérents n'est pas connu mais est estimé à plusieurs milliers.