Pourquoi la tempête Dirk ne s'appelle-t-elle pas Kurt ?

L'Institut météorologique de Berlin attribue les prénoms portés par les perturbations atmosphériques en fonction de candidatures payantes soumises sur internet.

Les rouleaux balaient la côte à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 22 décembre 2013.
Les rouleaux balaient la côte à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 22 décembre 2013. (GAIZKA IROZ / AFP)

Quand on subit une tempête, on apprécie de savoir qui lui a donné son nom. Le Nord-Ouest de la France se prépare lundi 23 décembre à affronter le passage de Dirk, une "perturbation tempétueuse" accompagnée de vents soufflant jusqu'à 140 km/h. Avant elle, Xaver, début décembre, ou encore Christian, fin octobre, ont balayé les côtes européennes. Comment sont choisis ces noms ?

Ils font l'objet d'une transaction financière en bonne et due forme. Ainsi, la tempête Christian a été baptisée sur rétribution d'un certain Christian Widera, dont la nationalité n'a pas été précisée.

199 euros pour une dépression, 299 pour un anticyclone

Comme l'explique Metronews, en Europe, le choix des noms attribués aux ouragans, tornades et autres tempêtes est confié à l'Institut Météorologique de Berlin (en anglais). Moyennant paiement, n'importe qui peut ainsi proposer d'insérer son prénom dans la liste des noms qui seront attribués aux prochaines perturbations atmosphériques. Comptez 199 euros pour une dépression, 299 euros pour un anticyclone.

Ce système comporte deux règles : les prénoms féminins sont attribués les années paires, les prénoms masculins étant réservés aux années impaires, comme 2013. Par ailleurs, les noms définis s'enchaînent de façon alphabétique. Ainsi, les tempêtes qui ont suivi Xaver, s'appelaient Yoda et Zaki. Puis la liste revient au début de l'alphabet, où l'on retrouve la tempête Dirk, après Adam et Bernd. Pour 2013, tous les noms sont attribués, mais de nombreuses places pour 2014 restent libres. Si vous souhaitez donc que votre prénom entre dans l'histoire, au risque qu'il soit maudit par des victimes, n'hésitez plus.