Séisme en Vendée : "des répliques" de "magnitude équivalente ou légèrement plus forte" ne sont pas à "exclure"

Alessia Maggi, membre du bureau central sismologique français et professeur à l'université de Strasbourg, a expliqué, lundi sur franceinfo, que le séisme qui a touché la Vendée pourrait avoir des répliques d'une "magnitude équivalente ou légèrement plus forte".

Un séisme de magnitude 4,8 été détecté, lundi 12 février 2018 à 4h08 en Vendée, rapporte le Réseau national de surveillance sismique (RéNass). (Photo d\'illustration)
Un séisme de magnitude 4,8 été détecté, lundi 12 février 2018 à 4h08 en Vendée, rapporte le Réseau national de surveillance sismique (RéNass). (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Un tremblement de terre magnitude 4,8 a eu lieu, lundi 12 février, en Vendée. L'épicentre se situe à 19 km de Fontenay-le-Comte. Alessia Maggi, membre du bureau central sismologique français et professeur à l'université de Strasbourg, a indiqué, lundi sur franceinfo, qu'"il y a toujours des répliques de magnitude décroissante mais on ne peut jamais exclure la possibilité d'un séisme de magnitude équivalente ou légèrement plus forte".

Ce séisme est le plus fort enregistré dans la région depuis celui de La Rochelle en avril 2016. Cette zone géographique "fait partie d'un certain nombre de régions en France qui sont classées en sismicité modérée, qui est au milieu de l'échelle", a expliqué Alessia Maggi. Ce type de séisme a lieu une fois par an en moyenne en France.

La vibration du sol peut se transmettre dans l'air et créer des sonsAlessia Maggià franceinfo

Plusieurs témoignages ont évoqué un bruit proche d'une explosion. Cette confusion est normale selon Alessia Maggi, car "quand on est très proche, le bruit semble se propager plus rapidement que les secousses, donc souvent les témoignages parlent soit d'un bruit d'explosion, soit un bruit de camion". En réalité, "cela correspond au mouvement du sol qui est propagé dans l'air. On entend du son qui est en fait les vibrations de l'air. La vibration du sol peut se transmettre dans l'air et créer des sons", a décrypté la spécialiste.

Pour les personnes qui étaient en Vendée, "cela peut être une grosse frayeur car on commence à arriver à des intensités autour du niveau 5, ce qui peut faire de petits dégâts sur des bâtiments particulièrement vulnérables et surtout elles sont fortement ressenties par la population", a expliqué Alessia Maggi.