Ségolène Royal exclut un alignement de la fiscalité du diesel et de l'essence d'ici à 2020

Des sénateurs avaient fait cette proposition, mercredi, à l'occasion de la publication d'un rapport sur le coût de la pollution de l'air, évalué à plus de 100 milliards d'euros par an en France.

Les toits de Paris sous un nuage de pollution, le 18 mars 2015.
Les toits de Paris sous un nuage de pollution, le 18 mars 2015. (FRANCK FIFE / AFP)
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Cela ne fera pas partie des "mesures extrêmement fermes" contre la pollution promises par Ségolène Royal. La ministre de l'Ecologie a annoncé, jeudi 16 juillet sur BFMTV, exclure un alignement de la fiscalité du diesel et de l'essence d'ici à 2020. Des sénateurs avaient fait cette proposition, mercredi, à l'occasion de la publication d'un rapport sur le coût de la pollution de l'air, évalué à plus de 100 milliards d'euros par an en France.

Un écart de 17 centimes au litre

"Au sein du secteur du transport en France, on estime que les véhicules diesel sont à l’origine d’une grande part des émissions de particules fines, particulièrement nocives pour la santé", expliquent les sénateurs dans leur rapport (en PDF). Les parlementaires plaident pour une "fiscalité écologique", constatant notamment que "l’écart de taxation entre l’essence et le gazole (...) est actuellement de 17 centimes par litre en faveur du gazole".

En réaction à ce travail sénatorial, Ségolène Royal a décrit mercredi la pollution de l'air comme un "problème de santé publique" et un "grave problème économique". "Maintenant, il faut agir vite et il faut prendre des décisions à la hauteur du problème", a expliqué la ministre de l'Ecologie, promettant d'annoncer des mesures "la semaine prochaine".