Pollution de l'air : la France convoquée à Bruxelles avec les autres mauvais élèves européens

Les neuf pays convoqués – l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie – dépassent régulièrement les limites d'émissions destinées à protéger la santé des Européens pour deux polluants clés : les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2).

Paris sous un brouillard de pollution, le 6 décembre 2017.
Paris sous un brouillard de pollution, le 6 décembre 2017. (MAXPPP)

Un avertissement, avant de possibles poursuites. La Commission européenne convoque mardi 30 janvier pour un sommet sur la qualité de l'air à Bruxelles les ministres de l'Environnement de neuf pays, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, considérés comme les mauvais élèves de l'Union européenne en la matière.

C'est "l'occasion et la dernière chance [pour les ministres] de trouver des solutions", a résumé le porte-parole de l'exécutif européen à la veille de cette réunion. Faute d'évolution, la Cour de justice de l'UE sera saisie, a prévenu Bruxelles, qui lance des avertissements aux diverses capitales depuis plusieurs années dans le cadre de "procédures d'infraction".

Plus de 400 000 morts prématurées par an en Europe

Les neuf pays convoqués – l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie – dépassent régulièrement les limites d'émissions destinées à protéger la santé des Européens pour deux polluants clés : les particules fines (PM10) et le dioxyde d'azote (NO2).

La pollution de l'air est jugée responsable de plus de 400 000 morts prématurées par an dans l'UE, sans compter les Européens qui sont atteints de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Et la Commission estime qu'elle coûte plus de 20 milliards d'euros par an à l'économie du bloc.