Particules fines : après Paris, les véhicules les plus polluants interdits mercredi dans la métropole lilloise pour la première fois

Il s'agit des véhicules non classés et des véhicules de classe 4 et 5. 

Lors d\'un épisode de pollution, sur le périphérique parisien, le 9 décembre 2016.
Lors d'un épisode de pollution, sur le périphérique parisien, le 9 décembre 2016. (MAXPPP)

Les véhicules les plus polluants seront interdits de circulation à Paris et en proche banlieue mercredi, en raison d'un pic de pollution aux particules fines, annonce mardi 26 février la préfecture de police de Paris. Cette interdiction concernera également la métropole lilloise, en raison d'un troisième jour de pollution aux particules fines, indique la préfecture du Nord, qui impose ces restrictions pour la première fois à Lille. 

Dans ce périmètre qui couvre une douzaine de communes, seuls les véhicules équipés d'une vignette Crit'air 0, 1, 2 et 3 seront autorisés à circuler, a précisé la préfecture à l'AFP, alors que le Nord et le Pas-de-Calais sont depuis lundi en niveau d'alerte pour persistance de pollution aux particules fines (PM10) et devraient le rester mercredi.

Le seuil d'information devrait être dépassé mercredi

En Ile-de-France, l'interdiction de circulation concerne l'intérieur du périmètre délimité par l'autoroute A86. Elle concerne les véhicules non classés et les véhicules de classe 4 et 5 selon la classification des vignettes Crit'Air, obligatoires à Paris et en banlieue, précise la préfecture. Entre 5h30 et minuit, seuls les véhicules de classe 0 à 3 pourront se déplacer dans cette zone.

Airparif prévoit pour mercredi un niveau de concentration de particules fines supérieur au seuil d'information fixé à 50 μg/m3. Les concentrations en particules fines dans l'air en Ile-de-France avaient déjà dépassé ce seuil mercredi, jeudi et vendredi, grimpant même au-delà de 70 μg/m3, soit des concentrations importantes. Cette pollution n'avait toutefois pas entraîné d'interdiction de circulation, ce qui a provoqué une polémique.

Une amélioration attendue jeudi

La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait réclamé mardi la restriction de la circulation des véhicules polluants "dès qu'un pic de pollution survient", tandis que l'adjoint chargé des Transports, Christophe Najdovski, avait accusé les services de l'État de jouer la montre pour éviter d'avoir à prendre des mesures restrictives. "Le préfet n'a pas rien fait", a rétorqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, en accusant l'adjoint de faire "de la mauvaise polémique".

Dans son communiqué, la préfecture de police rappelle le maintien des "mesures déjà en vigueur" depuis la fin de semaine, notamment la réduction de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes et les voies rapides en Ile-de-France. "Plus de 22 000 véhicules ont été contrôlés" pour faire respecter cette obligation, a précisé la préfecture, "et 6 644 infractions ont été relevées".

Les autres mesures comprennent l'interdiction des feux de cheminée à Paris et en banlieue, la suspension des dérogations pour brûler des "déchets verts" à l'air libre et diverses "prescriptions particulières" pour le "secteur industriel".

Après le nouveau dépassement de seuil attendu mercredi, la situation devrait s'améliorer jeudi grâce à l'arrivée d'une perturbation venue de l'ouest, qui devrait disperser les polluants, selon Airparif.