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Alerte maximale à la pollution maintenue dans plus de trente départements

Seul le sud de la France est épargné par des pics de pollution aux particules fines.

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France Télévisions
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La ville d'Amiens (Somme) est comme plongée dans la brume à cause de la pollution, le 12 mars 2014. (  MAXPPP)

L'alerte se poursuit. Plus de trente de départements étaient toujours concernés, jeudi 13 mars au soir, par des alertes maximales à la pollution aux particules fines, conduisant les autorités à prendre des mesures d'urgence, comme rendre gratuits pour trois jours les transports en commun en Ile-de-France. Le niveau d'alerte a été dépassé en Bretagne, en Haute-Normandie, dans le Calvados et la Manche, dans une partie du Poitou-Charentes (Deux-Sèvres, Charente-Maritime), dans la majorité de la région Centre (Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret) mais aussi dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Marne, l'Ile-de-France, la région Rhône-Alpes et le Vaucluse. 

L'épisode actuel de pollution aux particules fines, des poussières de compositions diverses (chauffage au bois et au fioul, industrie, moteurs surtout diesel), est favorisé par des conditions anticycloniques et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes, ne permettant pas la dispersion verticale des polluants. En raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites européennes, la France risque une condamnation qui pourrait lui valoir prochainement plusieurs dizaines de millions d'euros d'amende.

Le niveau d'alerte est déclenché à partir d'une concentration moyenne quotidienne de 80 microgrammes de particules par m3 d'air. Le seuil d'information, atteint à partir de 50 microgrammes par m3, a lui été dépassé dans une vingtaine d'autres départements. Lorsque le seuil d'alerte est franchi, il est recommandé aux populations sensibles d'éviter les activités physiques et sportives en plein air ou en extérieur.

Légère hausse des consultations liées à l'asthme à Paris

La qualité de l'air est "une urgence et une priorité pour le gouvernement", a affirmé le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Il a rappelé que différentes mesures antipollution étaient prises dans plusieurs régions : réduction de la vitesse sur certains axes, détournement de poids lourds, restriction d'activité industrielle, gratuité limitée des Vélib' et Autolib' à Paris, gratuité des transports en commun, interdiction de feux de cheminée, etc. Le ministre a aussi invité les citoyens à agir : "Eviter d'utiliser son véhicule, privilégier le covoiturage et les transports en commun" sont des actions recommandées.

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles, qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé. A l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, on indique que la situation est "globalement normale", mais qu'"on observe depuis deux jours une légère hausse des consultations liées à l'asthme". Elles ne sont cependant pas forcément attribuables à la pollution.

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