Mondiaux de ski : Mathieu Faivre "incroyablement fier et satisfait" après son doublé parallèle-slalom géant

Pourtant pas favori du géant ni des mondiaux, Mathieu Faivre remporte deux médailles d'or à Cortina d'Ampezzo, en Italie.

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Radio France
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Mathieu Faivre sur le podium du championnat du monde de ski alpin à Cortina d'Ampezzo (Italie), le 19 février 2021. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Mathieu Faivre s'est dit "incroyablement fier et satisfait" de son titre en géant, vendredi 19 février sur franceinfo, sa deuxième médaille d'or des championnats du monde à Cortina d'Ampezzo, en Italie, deux jours après la première, sur le parallèle. C'est le premier titre mondial d'un Français en géant depuis celui de Jean-Claude Killy en 1968, il y a 53 ans.

franceinfo : Avec ce doublé après votre médaille d’or en parallèle, on vous imagine sur votre petit nuage…

Honnêtement, c’est assez incroyable. J'ai encore un petit peu du mal à réaliser ce qui vient de se passer, même si la course s'est terminée il y a quelques temps maintenant. Quand je suis arrivé en Italie, quand je suis arrivé à Cortina, je ne m'attendais pas du tout à repartir avec une médaille et encore moins avec la médaille d'or. Mon début de saison a été plutôt compliqué, donc c'est vrai que je n'arrivais pas du tout ici en tant que favori, mais c’est ce qui fait le charme des courses d'un jour. Aujourd'hui, ça m’a souri donc j’en suis incroyablement fier et satisfait.

On vous a vu très régulier, 4e de la première manche et avec des cuisses en béton en deuxième manche sur une piste verglacée qui a coûté cher à beaucoup de favoris dont Alexis Pinturault

Effectivement, les conditions étaient plutôt délicates avec des changements de neige tout au long de la piste. C'étaient des manches très longues et donc ça demandait beaucoup de physique ça demandait d'être vigilant du haut jusqu'en bas. Et puis il y a des jours comme ça où tout se met dans le bon sens, même si tout n’a pas été parfait. Mais le résultat est le plus important et la façon dont j'ai réussi à faire ça rajoute encore plus de fierté à ce titre.

C’est une joie un peu spéciale pour vous, le malheur d’Alexis Pinturault, qui avait dominé la première manche et qui a finalement chuté, fait votre bonheur. Vous réalisez que vous êtes champion du monde au moment où votre copain de l’équipe de France voit une partie de sa saison s’effondrer ?

Effectivement, c'est toujours assez délicat. Maintenant, Alexis a le palmarès qu'on lui connaît. Il a déjà une multitude de médailles en attendant peut-être le gros globe pour cet hiver, qui est également un de ses objectifs annoncés. Dans le sport, il y a des journées où ça fonctionne et d'autres où ça ne fonctionne pas. Alexis savait que pour aller chercher une médaille d'or, il fallait qu'il produise du très bon ski et quand on s'engage pleinement, on prend le risque de faire une faute. Moi, ça a failli me coûter. J'ai fait quelques fautes, elles ont failli me coûter cher, mais pour moi, c'est passé. Malheureusement, pour Alexis ce n'est pas passé. Mais même s’il est Français, même si on se côtoie régulièrement, c'est vrai que ça reste un sport individuel. Les choses sont allées vite parce qu'il est sorti assez vite dans la deuxième manche et effectivement j'ai été relâché, j'ai compris que j’étais champion du monde et ça a été incroyable.

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