Australie : la Grande Barrière de corail est encore victime d'un blanchissement "généralisé"

Les vols de surveillance au-dessus du récif, qui s'étend sur une surface de 2 300 km, ont révélé des dommages dus au stress thermique.

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La Grande Barrière de Corail d'Australie touchée par un blanchiment "généralisé", le 7 mars 2022. (GLENN NICHOLLS / AFP)

C'est un site du patrimoine mondial en difficulté. La Grande Barrière de corail est à nouveau touchée par un blanchissement "généralisé", ont annoncé vendredi 18 mars les autorités. "Le blanchissement a été détecté dans l'ensemble du parc marin", a déclaré l'autorité du site de la Grande Barrière de corail dans sa mise à jour hebdomadaire.

Ce phénomène de dépérissement, qui se traduit par une décoloration, est provoqué par la hausse de la température de l'eau – conséquence du réchauffement climatique – qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques donnant au corail sa couleur vive.

Des dommages dus au stress thermique

Les vols de surveillance au-dessus du récif, qui s'étend sur une surface de 2 300 km, ont révélé des dommages dus au stress thermique, selon l'autorité. Au cours de la semaine, les températures de la mer dans l'ensemble du parc marin se situaient entre 0,5 et 2 degrés Celsius au-dessus de la moyenne, tandis que l'extrême nord et les zones côtières ont enregistré des températures entre deux et quatre degrés au-dessus de la moyenne.

Ce constat intervient au moment où l'Unesco va procéder à une inspection du site, pour vérifier son état de santé. Si les résultats de la mission, qui doivent être présentés en juin au Comité du patrimoine mondial, s'avèrent négatifs, la Grande barrière pourrait rejoindre la liste des sites en péril.

Selon une étude récente, le blanchissement a touché 98% de la Grande Barrière de corail australienne depuis 1998, épargnant seulement une infirme partie du récif.

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