Européennes : "L'écologie n'appartient à personne" affirme Pascal Canfin

Le numéro deux de la liste LREM a réagi aux propos de Nicolas Hulot, qui a refusé de donner une consigne de vote pour les élections européennes du 26 mai.

Pascal Canfin lors de la conférence de presse LREM le 26 mars 2019.
Pascal Canfin lors de la conférence de presse LREM le 26 mars 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique, n'a pas souhaité donner de consigne de vote pour les élections européennes. "Il a dit aussi clairement que possible qu'il fallait voter pour la paix, a analysé sur franceinfo vendredi 23 mai Pascal Canfin, ancien membre d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et actuel numéro 2 de la liste la République en marche (LREM).

L'ancien ministre de la Transition écologique a refusé de soutenir publiquement une liste en particulier, pour ne pas "diviser", a-t-il expliqué sur BFM TV-RMC. "La seule raison pour laquelle je ne vais pas vous le dire, a justifié Nicolas Hulot, c'est qu'à l'instant où je le dis, je divise. Je divise et je réduis l'enjeu écologique à un enjeu partisan." Il a simplement précisé qu'il ne voterait pas "contre" l'Europe.

"Nicolas Hulot a parfaitement raison de mettre le climat au centre du jeu"

"Nicolas Hulot a parfaitement raison de mettre le climat au centre du jeu et c'est exactement ce qu'on fait, a déclaré Pascal Canfin. Il a raison de dire que l'écologie n'appartient à personne. Si on veut avoir une chance de gagner cette bataille qui est fondamentale pour notre civilisation, pour notre jeunesse, on doit se rassembler. On est plusieurs à défendre des idées favorables à l'écologie et heureusement, parce que s'il y avait qu'un seul parti qui avait le brevet d'écologie ça voudrait dire que la bataille est déjà perdue d'avance."

"Il a dit aussi clairement que possible qu'il fallait voter pour la paix, voter pour l'Europe et voter pour le climat", a rappelé Pascal Canfin. "On a compris qu'il voulait une mobilisation capable de battre dimanche le Rassemblement national, parce qu'un Rassemblement national en tête c'est mauvais pour la France, mauvais pour l'Europe et mauvais pour le climat."

Pascal Canfin a estimé que Nicolas Hulot avait "salué les avancées récentes du gouvernement sur l'abandon du projet minier de la Montagne d'or à l'issue du Conseil de défense écologique qui a eu lieu hier [jeudi]. Je suis aligné avec son analyse, a-t-il poursuivi, on n'en fait pas encore assez mais, il l'a reconnu lui-même, on en fait déjà beaucoup plus que ce que le gouvernement faisait il y a maintenant un an ou deux. Ça va dans la bonne direction, il faut continuer à accélérer."