Emmanuel Macron à la Mer de Glace : "Une belle opération de communication" mais des mesures "pas du tout à la hauteur" estime l'écologiste Julien Bayou

Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou, critique la visite d'Emmanuel Macron ce jeudi à la Mer de Glace, où le président doit présenter des mesures de protection du Mont Blanc.

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Radio France
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Julien Bayou conseiller régional d'Île-de-France et secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts lors d'un congrès de son parti à Saint-Denis (93) en novembre 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Une belle opération de communication", c'est ainsi que le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Julien Bayou, commente jeudi 13 février sur franceinfo la visite d'Emmanuel Macron à la Mer de Glace pour présenter des mesures de protection du Mont Blanc et de son écosystème, menacés par la surfréquentation et les incivilités des visiteurs.

Malheureusement on est habitué à ces grands discours qui sont suivis de mesurettes ou pas suivis d'effet.

Julien Bayou

à franceinfo

"Évidemment qu'il faut protéger le Mont Blanc et prendre un arrêté pour réguler l'afflux de touristes. Mais ça ne nécessite pas que le président se déplace, juge Julien Bayou, on aurait pu le prendre depuis longtemps." Pour Julien Bayou, les mesures prises "ne sont pas du tout à la hauteur". Il rappelle que dans la vallée de Chamonix et la vallée de l'Arve, "l'air devient irrespirable à cause des poids lourds. C'est une question de santé publique. Dans le même temps, il autorise la construction d'un nouveau projet autoroutier entre Thonon-les-Bains et le lac Léman, là où on aurait besoin de développer le ferroviaire. Lutter contre le dérèglement climatique n'est pas juste un arrêté sur le Mont Blanc. Là, c'est vraiment se moquer du monde", estime le patron d'EELV.

Julien Bayou pointe le timing électoral de ces communications : "Juste avant les européennes, il y avait eu la convocation d'un Conseil de défense écolo, qui avait débouché sur à peu près rien. Mais c'était parce qu'il fallait faire un peu de greenwashing avant les européennes. Là, on sent qu'on est à un mois des élections municipales et donc on nous ressort ce Conseil de défense écolo."

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