Réchauffement climatique : baisser vite et fort les émissions pourrait donner des résultats rapides, selon une étude

Cette stratégie "offrirait des bénéfices substantiels à court terme en donnant aux sociétés et aux écosystèmes de meilleures chances d'adaptation pour éviter les pires impacts du changement climatique", selon les chercheurs de l'étude publiée dans la revue scientifique "Nature Climate Change".

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La zone industrielle de Chambéry (Savoie), le 6 janvier 2020. (MAXPPP)

Une réduction forte et immédiate des émissions de gaz à effet de serre pourrait réduire de façon importante et rapide les risques de réchauffement climatique. C'est ce qu'indique une étude publiée dans la revue scientifique britannique Nature Climate Change lundi 7 décembre. 

"Nos résultats montrent que ce ne sont pas seulement les générations futures qui pourront ressentir les bénéfices de coupes fortes et rapides dans les émissions", souligne Christine McKenna, chercheuse à l'université britannique de Leeds et auteure principale de l'étude.

Dans l'étude, des chercheurs basés en Grande-Bretagne, en Suisse et en Autriche ont utilisé différentes modélisations pour évaluer les effets de différents niveaux et rythmes de baisse des émissions, tout en prenant en compte les variations climatiques naturelles. Si les résultats d'éventuelles coupes sont habituellement attendus par les chercheurs sur des cycles assez longs, la deuxième moitié du siècle par exemple, ces nouvelles modélisations laissent entrevoir la possibilité de résultats à plus court terme.

Avec la mise en oeuvre rapide de mesures pour contenir le réchauffement à 1,5°C, le risque de connaître des rythmes de réchauffement inédits serait 13 fois plus réduit sur les 20 prochaines années qu'en continuant avec une forte dépendance aux énergies fossiles. Cela "offrirait des bénéfices substantiels à court terme en donnant aux sociétés et aux écosystèmes de meilleures chances d'adaptation pour éviter les pires impacts du changement climatique", selon les chercheurs.

"Agir maintenant nous permet d'empêcher l'accélération du réchauffement dans les décennies à venir comme de le limiter à long terme.

Christine McKenna, auteure principale de l'étude.

AFP

Cette étude paraît alors que les pays signataires de l'accord de Paris doivent présenter d'ici la fin de l'année de nouveaux objectifs de réduction de leurs émissions. Les scientifiques alertent sur le fait que les efforts actuels ne permettront pas d'atteindre ces objectifs.

L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à 2°C, et si possible à 1,5°C, par rapport à la période pré-industrielle.

Depuis la signature en 2015 de l'accord de Paris, les effets du réchauffement climatique sont de plus en plus visibles. La décennie écoulée aura été la plus chaude jamais enregistrée, avec des effets déjà visibles du fait des périodes de sécheresse, des canicules, des tempêtes, ou encore la fonte des glaces.

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