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Climat : le rapport du Giec est "l'avertissement le plus sévère jamais lancé", selon le président de la COP26

Alok Sharma a toutefois défendu le projet controversé du Royaume-Uni d'autoriser de nouvelles explorations de gisements de gaz et de pétrole.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le président britannique de la COP26, Alok Sharma, lors du Sommet sur le climat, à Londres, le 22 avril 2021. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Un nouveau rappel pour agir contre le changement climatique. Le rapport des experts climat de l'ONU (Giec) attendu lundi 9 août s'annonce comme "l'avertissement le plus sévère jamais lancé" sur le rôle du comportement humain dans le réchauffement de la planète, a déclaré, dimanche 8 août, le président de la COP26, Alok Sharma.

Le rapport montre que "le comportement humain accélère de manière alarmante le réchauffement climatique", a déclaré le ministre britannique dans une interview au journal The Observer (article en anglais), édition dominicale du Guardian, insistant sur le caractère décisif de la grande conférence climat prévue en novembre à Glasgow (Ecosse, Royaume-Uni).

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre deux ans, cinq ans, dix ans", a-t-il poursuivi, estimant qu'il est encore temps, mais "nous nous rapprochons dangereusement du moment" où ce sera trop tard.

Le rapport du Giec "va être un signal d'alarme pour tous ceux qui n'ont pas encore compris pourquoi la prochaine décennie doit être absolument décisive en termes d'action pour le climat", insiste Alok Sharma, qui ajoute que "nous allons également comprendre très clairement que l'activité humaine est à l'origine du changement climatique à un rythme alarmant".

Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C

Un échec de la COP26 serait "catastrophique, il n'y a pas d'autre mot", estime le Britannique, qui souligne que "l'année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée, la dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée".

Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà évidentes, a-t-il poursuivi, citant les inondations en Europe et en Chine, "les incendies de forêt, les températures record que nous avons vues en Amérique du Nord". "Chaque jour, on verra un nouveau record enregistré d'une manière ou d'une autre dans le monde", a-t-il ajouté.

Malgré ses apparentes inquiétudes quant au changement climatique, le ministre britannique a  défendu le projet controversé du Royaume-Uni d'autoriser de nouvelles explorations de gisements de gaz et de pétrole. Et ce alors que l'Agence internationale de l'énergie a averti en mai que le monde devrait renoncer dès à présent à tout nouveau projet pétrolier ou gazier s'il veut encore pouvoir limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Ces projets devront se soumettre à l'engagement du Royaume-Uni inscrit dans la loi d'atteindre la neutralité carbone en 2050, a assuré Alok Sharma. Epinglé dans la presse britannique pour s'être rendu dans 30 pays en sept mois, certains classés en rouge par le Royaume-Uni en raison de leur situation sanitaire due au coronavirus, Alok Sharma a insisté sur le caractère essentiel et décisif des rencontres en personne dans de telles négociations.

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