Climat : "L'Affaire du siècle", la pétition appelant à une action en justice contre l'Etat, dépasse les deux millions de signatures

Cette pétition a été lancée par quatre ONG qui veulent lancer un recours en justice contre l'Etat français pour "inaction climatique".

La pétition \"L\'Affaire du siècle\", qui appelle à une action en justice contre l\'Etat pour non-respect de ses engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique, a dépassé les 2 millions de signatures, le 10 janvier 2019.
La pétition "L'Affaire du siècle", qui appelle à une action en justice contre l'Etat pour non-respect de ses engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique, a dépassé les 2 millions de signatures, le 10 janvier 2019. (L'AFFAIRE DU SIECLE)

Plus de 2 millions de personnes ont signé, jeudi 10 janvier, la pétition en ligne "L'Affaire du siècle", qui appelle à attaquer l'Etat français en justice pour "inaction face aux changements climatiques". L'initiative a été lancée début décembre par quatre associations : Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France. "L'objectif est de faire reconnaître par le juge l’obligation de l’Etat d’agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, afin de protéger les Français face aux risques induits par les changements climatiques", expliquent les ONG sur le site de la pétition.

Fin décembre, les organisateurs s'étaient déjà félicité d'avoir "battu tous les records" en recueilliant plus de 1,6 million de signatures. "En soutenant l’Affaire du Siècle, plus de deux millions de citoyennes et citoyens expriment aujourd’hui leur espoir de voir les choses changer et soutiennent la demande faite au gouvernement de mettre un terme à l’inaction climatique de la France depuis plusieurs décennies, réagit Greenpeace France dans un communiqué, jeudi 10 janvier. Les organisations attendent désormais du Premier ministre une réponse à la hauteur de cette mobilisation exceptionnelle et de l’urgence climatique. Elles restent déterminées à passer ce printemps à la 2ème étape, en portant ce recours pour inaction climatique devant le tribunal administratif de Paris, et préparent des rendez-vous de mobilisation pour les citoyennes et citoyens signataires."