"Boulets du climat" : Greenpeace récompense dix responsables politiques pour leur inaction climatique

Le lancement de ce prix satirique intervient à quelques jours du cinquième anniversaire de l'accord de Paris, alors que de nombreux militants dénoncent un "détricotage" des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

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Capture écran de la page d'accueil du site de Greenpeace France, mardi 8 décembre 2020. (GREENPEACE FRANCE)

"Ils n'ont qu'une stratégie pour le climat : communiquer." Greenpeace a lancé, mardi 8 décembre, ses premiers "boulets du climat" pour récompenser l'inaction climatique, appelant à départager dix responsables de la majorité qu'elle estime être des "spécialistes de la poudre aux yeux", "en décalage" avec leur époque. "Qui sera le pire boulet du climat ?", lance l'ONG qui appelle à voter en ligne sur le site boulets-du-climat.fr.

"Cinq ans après la signature de l'accord de Paris, le constat est clair : le compte n'y est toujours pas ! Pourquoi ? Précisément parce que trop de responsables politiques au pouvoir se conduisent en véritables 'boulets', depuis le sommet de l'Etat jusqu'à l'Assemblée nationale", dénonce Clément Sénéchal, responsable climat de Greenpeace France.

Deux catégories : "ministres" et "parlementaires"

Dans la catégorie "gouvernement", cinq nommés : le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, "le pilote du crash climatique", pour son "soutien sans faille au secteur aérien", la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili "la tueuse d'abeilles", pour la réintroduction des néonicotinoïdes, le ministre de l'Economie Bruno Lemaire, "le fossile de Bercy" pour "sa conception de l'impôt qui favorise les riches au détriment de la transition écologique". On y trouve aussi la secrétaire d'Etat à l'Economie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire "pour ses plaidoyers en faveur de chèques en blanc aux industries polluantes" et la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon pour "les manquements de sa politique de rénovation thermique".

Dans la catégorie "parlementaires", figurent l'eurodéputé LREM et ancien patron de WWF Pascal Canfin, le député Modem Mohamed Laqhila, le député LREM Jacques Maire, le député LREM et ex-ministre de la Transition écologique François de Rugy et le député LREM Laurent Saint-Martin.

Le lancement de ce prix satirique intervient à quelques jours du cinquième anniversaire de l'accord de Paris et alors que Greenpeace, comme de nombreux militants, dénoncent un "détricotage" des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

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