Au parc, au musée, au rayon surgelés... On a arpenté Paris alors qu'il faisait 42,6 °C

Jeudi à 16h32, la capitale a battu son record de chaleur avec un peu plus de 42,6 °C. Habitants, commerçants, ouvriers... Franceinfo est allé à leur rencontre pour savoir comment ils faisaient face à ces températures étouffantes. 

Gérard et Marie, rue de Rivoli à Paris, le 25 juillet 2019. 
Gérard et Marie, rue de Rivoli à Paris, le 25 juillet 2019.  (JULIETTE CAMPION / FRANCEINFO)

Record battu ! Jeudi 25 juillet à 15h20, puis à 16h32, Paris a battu son record absolu de chaleur, comme une cinquantaine de villes en France, avec un pic à 42,6 °C. Si les habitants de la capitale sont désormais habitués aux épisodes caniculaires, cette journée s'est révélée particulièrement éprouvante. Franceinfo est allé à la rencontre des touristes et des habitants en cette journée de fournaise. 

A la recherche de la fraîcheur parmi les surgelés

Tout est bon pour trouver un peu de fraîcheur dans la capitale. Alors que la Ville de Paris a mis en ligne une carte interactive qui recense tous les lieux où il est possible de se rafraîchir, certains ont trouvé leurs propres solutions. Brigitte se rend ainsi dans les magasins de surgelés Picard, sans rien acheter, juste pour se protéger de la chaleur.

Et elle n’est pas la seule. A tel point que le gérant d’une enseigne rue Etienne-Marcel a installé un petit tabouret à l’entrée du magasin, pour accueillir les Parisiens en mal de fraîcheur.

Un "îlot frais"

Qui n’a pas rêvé, au beau milieu de ce cagnard, de tomber sur un petit coin de fraîcheur ? C’est ce que promettent les “îlots frais” créés par Climespace, une filiale d’Engie et mis en place dans plusieurs lieux de la capitale. 

Le principe : une pergola sous laquelle se trouvent plusieurs bancs en béton recouverts de bois. Un système de refroidissement lié au réseau d’eau froide de la ville se met alors automatiquement en route dès que la température atteint 28 °C. Et si par plus de 40 °C, le rafraîchissement n’est pas flagrant, se poser à l’ombre n’est déjà pas mal !

Un barmaid et sa piscine

Pour faire face à la chaleur, le patron d’un café du 11e arrondissement a trouvé la solution : il a tout simplement installé une piscine gonflable en guise de pédiluve. "Aujourd’hui, je n’ai mis aucune table en terrasse à cause de la chaleur. Mais moi, j’avais envie d’être dehors, alors j’ai trouvé ce compromis" raconte Pierre-Jacques Antiao, amusé. Espérons quand même que son ordinateur n’est pas branché à une prise électrique.

Des ouvriers très stoïques

Pas le choix pour ces ouvriers croisés rue du Pont Neuf, dans le 1er arrondissement : ils doivent terminer la remise aux normes du réseau électrique avant ce soir. Malgré la chaleur accablante à midi, Alan, le chef d’équipe, essaye de relativiser : "On n’a pas le choix et encore, je ne me plains pas : sur ce chantier, on est à l’ombre. Il arrive souvent qu’on travaille en plein soleil" explique-t-il.

Des parapluies en guise d’ombrelle

Plutôt qu’un chapeau, certains Parisiens préfèrent opter pour le parapluie. Jeudi, plusieurs habitants de la capitale se baladaient avec cet accessoire qui semble être devenu la nouvelle ombrelle... 

Des sportifs très téméraires

On le sait : en période de canicule, il est fortement déconseillé de faire du sport. Mais certains bravent cet interdit. Croisés en fin de matinée au parc André-Citroën (15e arrondissement), Vianney et Anthony, deux collègues de travail, sont venus faire quelques exercices "à la fraîche" avant que la température monte.

Rue de Rivoli, un couple a choisi la journée la plus chaude pour parcourir la capitale en tandem, en plein milieu de journée. "On est un peu barjos" concède Marie.

Les points d'eau pris d'assaut 

Paris ne manque pas de points d’eau et, par cette chaleur, quoi de plus normal que de s’y ruer. Fanny, 33 ans, vient avec ses enfants Loïs et Gabriel au parc André-Citroën dès qu’il fait chaud. “On vient de Meudon exprès. Ils réclament de venir s’amuser dans les jets d’eau, ça les rafraîchit. Bon, après l’eau ne sent pas très bon, ça grouille un peu, mais tant pis, il fait vraiment trop chaud !”

Un peu plus loin, la fontaine du Trocadéro s’est tout simplement transformée en piscine géante. Les panneaux interdisant la baignade vite oubliés, Parisiens comme touristes se sont retrouvés au milieu de cette eau verdâtre… Pour sûr, une bonne douche s’impose après !

Une 2 CV presque climatisée

Ah, la climatisation dans les transports… Si dans le métro, le ressenti était différent en fonction des stations et des lignes, les conducteurs de voiture pouvaient, pour la plupart, s’attendre à profiter de l’air frais une fois dans leur véhicule. Sauf peut-être Vivian, chauffeur d’une 2 CV, qui sillonne la ville pour la faire visiter à des touristes. En guise de climatisation, un simple toit ouvrant, mais, “tant qu’on roule et qu’il n’y a pas d’embouteillages, ça va !”, explique-t-il. C’est mieux que rien, effectivement !

Un musée non climatisé

Aller se mettre au frais dans un musée les jours de fortes chaleurs est monnaie courante. Au palais de Tokyo, franchir la porte donne le ton : il fait (vraiment) très chaud, ce qui a pu rebuter certains badauds. Alors pour essayer de ne pas se liquéfier, des éventails sont offerts à l’accueil aux visiteurs. Une chouette idée qui a convaincu pas mal de monde et notamment Laure, 20 ans. Si la jeune femme cherchait la fraîcheur en allant dans un musée, elle n’est pas déçue de la visite et se ventile grâce à un fascicule. Chacun sa technique !