La Grande-Bretagne, une "petite île" sans influence ? David Cameron contre-attaque

Selon la BBC, un porte-parole de la présidence russe a estimé que la Grande-Bretagne n'était "qu'une petite île, personne ne lui prête attention".

Le Premier ministre britannique David Cameron, le 6 septembre 2013 à Saint-Petersbourg (Russie).
Le Premier ministre britannique David Cameron, le 6 septembre 2013 à Saint-Petersbourg (Russie). (YURI KADOBNOV / AFP)

La Grande-Bretagne "n'est qu'une petite île, personne ne lui prête attention". Ces propos, prêtés par la BBC à un porte-parole du président russe, n'ont pas plu à David Cameron. Le Premier ministre britannique s'est fendu vendredi 6 septembre d'une réponse cinglante en conférence de presse, puis sur Google+ (en anglais).

"La Grande-Bretagne est peut-être une petite île, mais je mets quiconque au défi de trouver un pays avec une si fière histoire, avec un cœur plus grand et plus de résistance", écrit-il sur le réseau social. Et d'égrener les contributions de son pays à l'histoire mondiale. "La Grande-Bretagne est une île qui a contribué à débarrasser le continent européen du fascisme", rappelle-t-il, en évoquant la seconde guerre mondiale.

"La Grande Bretagne a inventé la plupart des choses qui méritaient de l'être"

"La Grande-Bretagne est une île qui a contribué à l'abolition de l'esclavage, qui a inventé la plupart des choses qui méritaient de l'être, notamment tous les sports actuellement pratiqués au monde", poursuit le Premier ministre, un tantinet chauvin.

"L'insulte ne devrait pas avoir cours dans la politique étrangère", s'indigne-t-il en outre sur son compte Twitter. "Nous devrions nous efforcer de préserver les bonnes manières et la politesse, y compris sous une pression intolérable." Dimitri Peskov, le porte-parole incriminé, a depuis démenti avoir tenu de tels propos.