5G : "Les autorités sanitaires internationales concluent à une absence d'effets spécifiques" sur la santé

"Les éventuels effets de long terme, cancérogènes ou non, difficiles à mettre en évidence, sont à ce stade, pour l'essentiel, non avérés", stipule le rapport "Déploiement de la 5G en France et dans le monde : aspects techniques et sanitaires" (septembre 2020).

Une antenne 5G installée à Monaco (photo d\'illustration).
Une antenne 5G installée à Monaco (photo d'illustration). (JEAN FRAN?OIS OTTONELLO / MAXPPP)

"Pas oui à un moratoire" mais "oui à un débat", a déclaré mardi 15 septembre à propos de la 5G, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques sur franceinfo, une semaine après la remise d'un rapport qui affirme que "les autorités sanitaires internationales concluent à une absence d'effets spécifiques" sur la santé.

Ce rapport sur les aspects techniques et sanitaires étudiés dans les pays qui ont déjà déployé cette technologie a été effectué par le conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), le conseil général de l'économie (CGE), l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'inspection générale des finances (IGF). Des travaux ont été conduits par la Mission sur le plan national et international au cours des mois de juillet et d'août 2020 notamment sur la base d'un questionnaire diffusé aux services économiques régionaux de 22 pays et relayé par l'OMS à ses 40 correspondants dans le domaine des radiofréquences.

"Pas d'effets néfastes à court terme"

"Il n'existe pas d'effets néfastes avérés à court terme, selon les agences nationales et internationales. Les éventuels effets de long terme, cancérogènes ou non, difficiles à mettre en évidence, sont à ce stade, pour l'essentiel, non avérés". Elles ajoutent que "par ailleurs, il n'a pas été démontré de lien de causalité entre ondes électromagnétiques et hypersensibilité électromagnétique des personnes".

Une feuille de route environnementale doit être rédigée par le ministère de la Transition écologique d’ici novembre 2020 sur l’impact global du numérique. Le déploiement de la 5G va nécessiter la mise en place "de nouveaux types d'antennes". Les maires seront associés au moment de leur installation. Il est rappelé que la 5G n'est pas "fondamentalement différente" de la 4G, mais qu'elle "améliore ses paramètres".

Le rapport préconise des mesures de champ électromagnétique avant et après l'installation des antennes 5G

Les enchères des fréquences doivent être lancées d’ici deux semaines. La recherche sur bande de 26 GHz va être accentuée. "Cette bande se caractérise par une portée réduite et une faible pénétration dans les immeubles et les tissus humains". Au départ, c'est une bande de fréquences autour de 3,5 GHz qui sera utilisée. Elle l'est exploitée actuellement pour la 4G. L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) doit aussi remettre un rapport courant du premier semestre 2021.

Des recommandations ont été émises par les rapporteurs. Notamment, renforcer les messages à l'intention du grand public sur le bon usage des terminaux ; organiser une consultation formalisée après la publication des travaux de l'Anses sur les effets de la 5G ; effectuer des mesures de champ électromagnétique avant et après l'installation des antennes 5G.