Les "atteintes à la vie privée par diffusion d’image à caractère sexuel" en hausse de près de 11%

En 2019, ce sont 2 839 plaintes qui ont été déposées selon le ministère de l'Intérieur contre 2 564 en 2018.

Les \"atteintes à la vie privée par diffusion d’image à caractère sexuel\" sont un délit en France depuis une loi de 2016 (photo d\'illustration).
Les "atteintes à la vie privée par diffusion d’image à caractère sexuel" sont un délit en France depuis une loi de 2016 (photo d'illustration). (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Les "atteintes à la vie privée par diffusion d’image à caractère sexuel" ont augmenté de 10,73% entre 2018 et 2019, a appris franceinfo vendredi 14 février auprès du ministère de l'Intérieur. Sur l'année 2019, 2 839 plaintes alors qu'il y en a eu 2 564 en 2018.

Un délit depuis une loi de 2016

L'avocat de Benjamin Griveaux a annoncé qu'il allait porter plainte pour le motif "d'atteinte à l'intimité de la vie privée par diffusion d'images à caractère sexuel" mais aussi pour violation de la vie privée, après la diffusion sur Internet de vidéos à caractère sexuel et de captures écran de conversations personnelles qui lui sont attribuées mais qui ne sont pas authentifiées. Maître Richard Malka a annoncé à franceinfo qu'il "poursuivra toutes les publications qui violeront la vie privée de son client".

Les "atteintes à la vie privée par diffusion d’image à caractère sexuel" sont un délit en France depuis une loi de 2016. Ce phénomène, souvent nommé "revenge porn", consiste à diffuser en ligne du contenu, des images ou des paroles à caractère sexuel sans le consentement de la personne concernée. Cette infraction est punie de deux ans de prison et de 60 000 euros d'amende. Les personnes qui relaient et partagent ces images sur leur compte sur les réseaux sociaux sont passibles de la même peine.