Projet Pegasus : "Cet espionnage généralisé" est "extrêmement grave", juge le député LFI Eric Coquerel

Le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis annonce sur France Inter ce mercredi 21 juillet que le mouvement va porter plainte. Adrien Quatennens, coordinateur du parti, fait partie des personnalités potentiellement ciblées par le logiciel. 

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Radio France
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Le député La France insoumise Eric Coquerel souhaite avoir des garanties du gouvernement que le logiciel Pegasus ou un autre logiciel d'espionnage n'a ou n'est pas utilisé par les services français. (BERTRAND GUAY / AFP)

"C’est extrêmement grave cet espionnage généralisé", a réagi Eric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, ce mercredi sur France Inter, alors que le numéro de téléphone d’Emmanuel Macron et de plusieurs hommes et femmes politiques français ont été ciblés par le logiciel espion Pegasus, selon les révélations de Forbidden Stories et de ses partenaires, dont la cellule investigation de Radio France.

Le député LFI du Nord et coordinateur du parti, Adrien Quatennens, fait également partie des personnalités sélectionnées par le logiciel. Eric Coquerel annonce sur France Inter que La France insoumise va porter "plainte au nom du groupe et du mouvement".

"Pourquoi les services français n'ont pas agi ?"

Au-delà de la "gravité de cette affaire" de soupçons de surveillance, Eric Coquerel déplore "la réponse, hier, du Premier ministre Jean Castex à Alexis Corbière [LFI] dans sa question au gouvernement à l'Assemblée. Il a répondu de manière très elliptique en quelques secondes par rapport à des questions précises. J'aurais attendu d'autres choses, que l'Etat français anticipe. Comment ça se fait que nos services n'ont pas été capables, justement, d'anticiper et de contrer une telle attaque ?", s'interroge-t-il. "Je suppose que c'était connu. J'imagine mal que nos services de renseignement" ne soient pas au courant.

Par ailleurs, "on voulait une réponse" du Premier ministre, sur : "Est-ce que d'une manière directe ou indirecte, l'Etat français s'était servi de ce logiciel ou d'un logiciel comparable. J’attendais une réponse. Pas besoin d'investigations pour dire : 'La France ne pratique pas ce genre d'espionnage.'"

Eric Coquerel s'interroge également sur la suite à donner à cette affaire.
Le ciblage de Français via ce logiciel espion "par le Maroc et par une société israélienne, NSO qui est très, très proche du gouvernement israélien", signifie que "tout cela n’a pas pu se faire sans l'autorisation du gouvernement israélien". Alors "si c’est vérifié, qu’est-ce qui va être fait vis-à-vis du gouvernement israélien et du gouvernement marocain? Qu'est-ce qu'on va mettre en action ?"

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