Le parquet ouvre une enquête après la fuite de données médicales sensibles de près de 500 000 patients en France

L'enquête a été ouverte pour "accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données" et "extraction, détention et transmission frauduleuse" de ces données.

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France Télévisions
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Cette fuite affiche de nombreuses données personnelles des patients : identité, téléphone, adresse postale, numéro de Sécurité sociale, ou encore nom des médecins consultés. (RAPHAEL DE BENGY / HANS LUCAS / AFP)

La section cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert, mercredi, une enquête après la fuite sur internet d'informations médicales sensibles de près de 500 000 personnes en France, a indiqué le parquet jeudi 25 février. 

L'enquête, confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), a été ouverte pour "accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données" et "extraction, détention et transmission frauduleuse" de ces données, a précisé le parquet.

Le blog spécialisé sur la cybersécurité Zataz a repéré et dévoilé, le 14 février, l'existence d'un fichier comportant les données personnelles et privées de près de 500 000 patients français sur un groupe Telegram faisant office de "marché noir" consacré à la revente de bases de données volées.

Des pathologies parfois indiquées dans ce fichier

Mardi soir, à la suite d'une enquête du quotidien Libération, franceinfo a pu vérifier qu'un tel fichier circulait librement sur au moins un forum référencé par des moteurs de recherche.

Selon l'auteur de l'article de Zataz, Damien Bancal, le fichier serait désormais disponible en sept emplacements différents sur internet. Il aurait été mis en ligne gratuitement (et donc privé de sa valeur marchande) par l'un des pirates à la suite d'une dispute.

Il comporte précisément 491 840 noms, associés à des coordonnées (adresse postale, téléphone, e-mail) et à un numéro d'immatriculation à la sécurité sociale. Surtout, ces noms sont parfois accompagnés d'indications sur le groupe sanguin, le médecin ou la mutuelle, ou encore de commentaires sur l'état de santé (dont une éventuelle grossesse ou une stérilité), des traitements médicamenteux, des pathologies (notamment le VIH).

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