L'Union européenne crée une liste noire pour sanctionner les responsables de cyberattaques

Ce régime de sanctions prévoit par exemple "l'interdiction de voyager vers l'UE et le gel des avoirs" à l'encontre de personnes ou d'entités impliquées dans des cyberattaques.

L\'Union européenne a créé une liste noire pour sanctionner les auteurs ou soutiens de cyberattaques, le 17 mai 2019.
L'Union européenne a créé une liste noire pour sanctionner les auteurs ou soutiens de cyberattaques, le 17 mai 2019. (ANDREW BROOKES / IMAGE SOURCE / AFP)

L'Union européenne riposte. L'institution a décidé, vendredi 17 mai, de créer une liste noire pour sanctionner les responsables de cyberattaques menées depuis l'extérieur de l'UE, a annoncé le Conseil des ministres de l'Union dans un communiqué. "Les mesures restrictives comprennent l'interdiction de voyager vers l'UE et le gel des avoirs. En outre, il est interdit aux personnes et aux entités de l'UE de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités inscrites sur la liste", précise le communiqué.

L'objectif de ce régime de sanctions est de briser le sentiment d'impunité des organisateurs de telles attaques aux effets économiques parfois dévastateurs et qui font "peser un risque de conflit". "Pour la première fois, l'UE pourra imposer des sanctions à des personnes ou entités qui sont responsables de cyberattaques ou de tentatives de cyberattaques, qui apportent un soutien financier, technique ou matériel à des cyberattaques ou sont impliquées de toute autre manière dans celles-ci", souligne l'institution. 

Aucun pays n'est nommé, mais les Européens ont à plusieurs reprises dénoncé des attaques menées depuis la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l'Iran. L'Union européenne a déjà créé de nombreuses listes noires, instruments mis au service de sa politique extérieure. Plusieurs personnalités proches du président russe Vladimir Poutine figurent par exemple sur une telle liste, créée par l'UE après l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie. Les sanctions sont les mêmes que celles prévues pour les auteurs de cyberattaques.