Des statues en string à l'Unesco

Pour les dernières Journées du patrimoine à l'Unesco, les visiteurs ont été surpris de tomber sur deux statues avec les parties intimes couvertes par un cache-sexe, voire par un string.

FRANCEINFO

Les dernières Journées du patrimoine à l'Unesco ont suscité une polémique. Les visiteurs ont découverts deux statues avec les parties intimes couvertes par un cache-sexe, voire par un string. Des morceaux de tissu sur des statues inspirées de l'Antiquité grecque ont suffi à enflammer Twitter : "Cachez ce sexe que je ne saurais voir ! Grotesque de la bien-pensance ! Où va ce monde ?" ; Aujourd'hui, on habille les statues. Ahurissant." ; "L’islamo-collaborationnisme en string à l'Unesco...".

Autocensure

L'Unesco a-t-elle cherché à censurer ces œuvres d'art ? L'affiche de présentation ne parlait pourtant pas de slip. L'artiste plasticien Stéphane Simon, auteur de In Memory of Me, se dit prêt "à couvrir les statues de façon temporaire afin de ne pas choquer les délégations étrangères et de respecter leurs croyances". Mais à quatre jours de l'événement, l'Unesco lui aurait demandé de couvrir ses statues de façon permanente sous peine de devoir exposer ailleurs. "Cela m'a énormément surpris", ajoute-t-il.

La direction de la communication de l'Unesco se défend de toute volonté de censurer. Elle accuse un agent chargé de l'organisation de l'exposition qui aurait fait trop de zèle. L'installation rappelle qu'elle n'a aucun problème avec le nu.

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Une statue en string exposée à l\'Unesco
Une statue en string exposée à l'Unesco (FRANCEINFO)