Les réseaux sociaux, nouvelle vitrine de l'alcool

Certaines marques d'alcool ont vu dans les blogueurs et les influenceurs sur les réseaux sociaux, une arme de publicité massive.

France 2

Ils sont suivis par des centaines de milliers d'abonnés et sur leurs photos Instagram ils font la promotion de produits de beauté, de vêtements, de chaussures... Et certaines marques profitent de la notoriété de ces influenceurs pour faire la promotion d'alcool et contourner la loi. L'association Avenir santé fait de la prévention à l'usage des jeunes et traque ces posts qui ne respectent pas la loi. Ces posts n'indiquent pas qu'il s'agit de publicités, ce qui est illégal. Ils ne respectent pas non plus la loi Evin qui oblige la mention : "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération"

Jusqu'à 75 000 euros d'amende 

Thomas Poulet, un influenceur aux 65 000 abonnés, ne mentionne jamais aucun message sanitaire sur les posts, qui lui rapportent de l'argent. Ni la marque ni l'agence d'influence ne l'en auraient informé selon lui. L'agence d'influenceurs Woo avoue à demi-mot que les marques sur internet s'affranchissent de la loi. Les contrôles sont rares sur les réseaux sociaux. En théorie, les influenceurs qui contreviennent à la loi risquent jusqu'à 75 000 euros d'amende. 

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Le post d\'un influenceur, avec une bouteille de bière sur Instagram.
Le post d'un influenceur, avec une bouteille de bière sur Instagram. (France 2)