Telegram annonce le lancement de services payants en 2021

Le patron de Telegram assure que "toutes les fonctionnalités actuellement gratuites le resteront" et que le service de messagerie restera sans publicité.

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France Télévisions
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Le logo de Telegram s'affiche sur un écran de téléphone, le 1er décembre 2020, à Cracovie (Pologne). (JAKUB PORZYCKI / NURPHOTO)

La messagerie cryptée Telegram va lancer des services payants et une plateforme publicitaire à partir de 2021 pour financer sa croissance, a annoncé son patron mercredi 23 décembre. Pavel Dourov, co-fondateur russe de l'entreprise, a assuré que cela se ferait "de manière non intrusive" et que "la plupart des utilisateurs ne remarqueront pratiquement aucun changement". La monétisation va se faire par l'introduction de services payants pour des "utilisateurs premium", tels que les entreprises utilisant l'application à des fins professionnelles.

Pavel Dourov a noté que certaines chaînes Telegram (qui s'apparentent plutôt à des blogs ou à un fil Twitter), suivies par des millions de personnes font déjà de la publicité. Telegram souhaite donc désormais introduire sa propre plateforme pour ce type d'annonces, prévoyant une rétribution pour ceux qui gèrent les chaînes en question.

"Besoin de quelques centaines de millions de dollars par an"

Le patron de Telegram assure que "toutes les fonctionnalités actuellement gratuites le resteront" et que le service de messagerie restera sans publicité. Telegram approchant les 500 millions d'utilisateurs actifs, il estime que le groupe "a besoin d'au moins quelques centaines de millions de dollars par an pour continuer", indiquant avoir jusque-là payé de sa propre poche la majeure partie des dépenses de l'entreprise.

En mai, Telegram a annoncé la fin de son ambitieux projet de monnaie virtuelle et de système de paiement à la suite d'un long bras de fer avec le gendarme américain des marchés (SEC). Le groupe avait recueilli la somme record de 1,7 milliard de dollars auprès de 200 investisseurs privés, lors d'une levée de fonds en cryptomonnaies. La SEC avait saisi la justice au motif que l'entreprise n'avait pas enregistré son offre et ses conditions auprès du gendarme des marchés.

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