Vidéo Qui se cache derrière ces faux comptes qui polluent nos messageries ?

Publié
Durée de la vidéo : 3 min.
Ces invitations à des conversations groupées inondent nos messageries sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui se cache derrière ces faux comptes.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

Ces invitations à des conversations groupées inondent nos messageries sur les réseaux sociaux. Voilà ce qui se cache derrière ces faux comptes.

Vous en avez probablement déjà reçu. Ces invitations à des conversations groupées qui inondent nos messageries sur les réseaux sociaux. "On a des opérateurs, on a vraiment des gens qui sont derrière des ordinateurs et qui, toute la journée, vont gérer ce qu'on appelle des fermes de bots et qui sont payés au jour le jour pour gérer ces profils-là", explique Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité et hackeur. "Le sexe sur Internet, ça marche plutôt pas mal et c'est une constante qu'on retrouve sur beaucoup de réseaux sociaux", ajoute-t-il.

Des dizaines de milliers de faux profils

Des faux profils, il en existe des dizaines de milliers sur Internet. Certains d'entre eux sont des bots : des logiciels conçus pour effectuer des tâches automatiques. Il s'agit donc souvent de profils vides et qui ne servent ici que pour "envoyer un lien sur une conversation groupée, en espérant que l'un des participants de la conversation appuie sur ce lien." "En règle générale, c'est des sites, effectivement, à caractère pornographique sachant que c'est avec beaucoup de redirection. Vous allez cliquer sur un lien, qui va vous amener sur un autre, qui va vous amener sur un autre et vous allez vous retrouver sur un site Internet lambda", détaille Baptiste Robert. En règle générale, le motif est toujours le même : c'est souvent une question d'argent. "Ces faux profils peuvent être mobilisés pour plein de raisons différentes : ça peut être pour faire la promotion d'un site Internet, ça peut être pour améliorer le référencement d'un site Internet, ça peut être pour de la désinformation", explique le chercheur.

Baptiste Robert conseille de signaler ces comptes, de les reporter et de les bloquer.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.