Facebook ferme la page du groupe d'extrême droite Génération identitaire

 "Les organisations ou les personnes qui encouragent la haine ne sont pas autorisées sur Facebook", a justifié un responsable du réseau social.

Une manifestation du groupe Génération identitaire à Paris, le 28 mai 2016.
Une manifestation du groupe Génération identitaire à Paris, le 28 mai 2016. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Facebook a fermé la page du groupe d'extrême droite Génération identitaire, a confirmé, jeudi 3 mai, un porte-parole du réseau social. "Les organisations ou les personnes qui encouragent la haine ne sont pas autorisées sur Facebook", a justifié ce responsable, cité par l'AFP. 

"Les pages Facebook et Instagram de Génération identitaire France viennent d'être suspendues sans justification. Il y a eu appel de la décision et des démarches judiciaires sont actuellement à l'étude", a tweeté un compte lié au groupe d'extrême droite. 

Facebook peut fermer des pages sans prévenir 

"La seule information que nous ayons eue, c'est un message de Facebook sur l'écran indiquant que ces pages n'étaient plus publiées, a expliqué à l'AFP Romain Espino, le porte-parole du groupe. Nous n'avons pas eu de notification officielle et nous avons engagé une procédure de recours classique auprès d'eux, tout en informant aussi notre avocat."

Facebook peut fermer des pages sans prévenir les auteurs du compte, après des signalements d'utilisateurs. La décision est prise après examen des contenus mis en cause, par des équipes qui ont l'obligation de réagir en moins de 24 heures en cas de discours de haine. "Nous n'autorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère d'intimidation et d'exclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel", a expliqué le réseau social pour justifier sa décision de fermer la page de Génération identitaire.

Le groupe Génération identitaire s'est fait connaître du grand public en menant des "actions visibles" pour lutter contre "l'immigration et l'islamisation". La dernière en date : "Defend Europe", où le groupe a affrété un navire anti-migrants en Méditerranée, et, depuis fin avril, déployé des patrouilles de militants dans les Alpes, à la frontière franco-italienne, pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France".