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La Suisse voudrait une nouvelle législation pour certifier les applications des technologies de l'information

C'est en tout cas ce que souhaite le préposé fédéral suisse à la protection des données et à la transparence, Hanspeter Thuer.Cette requête fait suite à devant la justice par les autorités helvétiques.
Article rédigé par Angel Herrero Lucas
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
Une caméra de voiture Street View - 03/03/10 (AFP Nigel Treblin)

C'est en tout cas ce que souhaite le préposé fédéral suisse à la protection des données et à la transparence, Hanspeter Thuer.

Cette requête fait suite à devant la justice par les autorités helvétiques.

"Je crois que des services internet et applications qui pourraient mettre en danger les droits de la personne doivent être soumis à une procédure d'autorisation", estime M. Thuer.

"Nous avons besoin d'un changement de législation pas seulement pour Google, mais pour toutes les applications des technologies de l'information. Tous ceux qui proposent sur le marché des applications qui pourraient nuire aux droits de la personne doivent être certifiés", a-t-il ajouté.

Les autorités helvétiques ont assigné Google devant la justice, estimant que son site ne respectait pas la vie privée. En conséquence, Google a accepté de ne pas diffuser de nouvelles images prises dans la Confédération avant le jugement du tribunal.

Dubitatif, M. Thuer a souhaité qu'un groupe d'experts soit constitué pour enquêter sur ce qui s'est passé et établir quel genre de données ont été recueillies : "Il est difficile d'imaginer qu'un groupe multinational avec tant d'experts ait recueilli des données sur des années et que ce soit juste une erreur" (...) Mais je ne vais pas l'exclure. Je m'attends maintenant à des révélations complètes sur ce qui s'est exactement passé. La crédibilité de la compagnie en dépend", a-t-il assené.

Google de plus en plus critiqué
Par ailleurs, une controverse est apparue sur le fait que Google a récolté, via des réseaux WiFi non sécurisés, des données personnelles lors de la préparation de Street View. La direction de Google a affirmé que ces données avaient été recueillies "par erreur". Le cofondateur du géant américain, Larry Page a en effet déclaré s'être "planté" et la firme a avoué ne pas chercher d'excuses à ce sujet.

En France, le 18 mai dernier.

En Allemagne, le tribunal de Hambourg lui a emboîté le pas en lançant une enquête préliminaire le même jour.

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