Google Maps échange son planisphère contre un globe pour mieux représenter le monde

En choisissant de représenter le monde tel qu'il est, sous forme de globe, le service de cartographie de Google corrige des déformations importantes.

La nouvelle visualisation de la Terre, sur Google Maps, depuis le 3 août 2018.
La nouvelle visualisation de la Terre, sur Google Maps, depuis le 3 août 2018. (GOOGLE MAPS)

De près, rien ne change, mais après un zoom arrière, c'est une révolution. Depuis le vendredi 3 août, Google Maps représente la Terre sous forme de globe et non plus de planisphère. De quoi donner des sueurs froides aux partisans de la Terre plate. Mais surtout, de quoi corriger les déformations induites par la représentation dite projection de Mercator, la plus répandue dans le monde.

La seule façon de bien représenter le monde

Le globe est la seule manière de représenter la Terre correctement, comme l'explique Le Monde. La projection de Mercator, par exemple, déforme énormément les zones les plus éloignées de l'équateur. Sur ce type de planisphère, le Groenland apparaît donc aussi gros que l'ensemble du continent africain, pourtant 15 fois plus étendu.

Mais quand vous chercherez sur Google Maps une adresse dans votre ville, pour savoir quelle rue emprunter, vous verrrez toujours un plan. C'est en dézoomant que le globe apparaîtra, et vous pourrez, comme aujourd'hui, afficher le mode "plan" avec les frontières, les noms des pays et des océans.

La Terre, vue de Google Maps.
La Terre, vue de Google Maps. (GOOGLE MAPS)

Promenade dans l'espace

En mode "satellite", Google Maps vous emmène maintenant dans l'espace. Vous pourrez voir la partie de la Terre où il fait nuit, et même aller faire un petit tour sur les autres planètes du système solaire, leurs satellites et même à l'intérieur de la Station spatiale internationale.

Le mode \"satellite\" du nouveau Google Maps.
Le mode "satellite" du nouveau Google Maps. (GOOGLE MAPS)

Pour Numerama, le globe de Google Maps a "au moins deux mérites" : il montre aux "platistes" qu'ils se trompent et il "déconstruit une certaine façon de voir et comprendre le monde, ce qui peut avoir des implications politiques". Troisième mérite : c'est beau.