Hôpital : des drones pour transporter les prélèvements médicaux, en test dans le Nord

Des tests sont en cours entre les hôpitaux de Maubeuge et de Valenciennes, dans le Nord. Dès le début de l'année prochaine, si tout fonctionne correctement, des drones pourront livrer des prélèvements médicaux.
Article rédigé par France Info - Laura Lavenne
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Si tout est validé, des drones pourront transporter des échantillons biologiques entre l'hôpital de Maubeuge et celui de Valenciennes dès début 2024. (Laura Lavenne / Radiofrance)

Un drone de trois mètres d'envergure est rempli d'échantillons biologiques, de prélèvements urinaires, de prélèvements sanguins, tous bien empaquetés dans des sacs isothermes. Il peut transporter jusqu'à cinq kilos, depuis l'hôpital de Maubeuge jusqu'à celui de Valenciennes où les échantillons doivent être analysés. Ces deux hôpitaux du Nord testent la livraison de prélévements médicaux par drones et cette innovation technologique doit permettre d'être cinq fois plus rapide dans le transport biologique.

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L'appareil utilisé est entièrement autonome, programmé pour voler seul, même si un pilote peut reprendre la main à distance à tout moment durant les 40 kilomètres qui séparent les deux hôpitaux. Le drone parcourt cette distance en seulement 25 minutes, au lieu de 45 minutes en voiture. 

Pour le chef de projet, Pierre Houssin, c'est un gain de temps précieux. "Il n'y a pas d'aléa de transport, en termes d'embouteillages et 20 minutes dans le diagnostic d'une méningite peut avoir son importance et également, dans le diagnostic du paludisme. Si on le centralise, cela permet de gagner en efficacité et de s'équiper d'équipements de dernière génération", décrit-il. 

Des livraisons prévues dès début 2024

Selon la société Delivrone qui fournit la prestation, c'est aussi un gain écologique avec 95 à 99 % d'impact carbone en moins. Malgré tout, pour l'instant, ce n'est qu'un test. Les porteurs du projet attendent les autorisations nécessaires pour pouvoir survoler la zone et commencer l'expérimentation avec 30 vols allers-retours par jour. "On va également faire des tests pour voir si l'échantillon n'est pas abîmé donc on fera l'analyse sur place et à l'arrivée. Le but, c'est d'avoir le même résultat", précise Pierre Houssin. Si tout fonctionne correctement, le dispositif sera déployé début 2024.

"Dans cinq ou dix ans, 70 à 80 % des établissements de santé utiliseront cette technologie, j'en suis persuadé."

Gauthier Dhaussy, cofondateur de Delivrone

à franceinfo

 

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Les hôpitaux d'Amiens, d'Abbeville et de Montreuil-sur-Mer experimentent déjà cette solution de transport. C'est aussi le cas dans le sud entre l'Hôpital privé de Provence, à Aix-en-Provence et l'établissement français du sang de la même ville. Tous espèrent un jour transporter bien plus que des échantillons, et notamment des organes.

Deux hôpitaux du Nord testent le transport par drones : reportage de Laura Lavenne

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