Drones : un journaliste d'Al-Jazeera condamné à 1 000 euros d'amende

Avec deux autres journalistes de la chaîne qatarie, le journaliste avait réalisé un reportage sur les survols de drones à Paris, en faisant lui-même voler un engin en toute illégalité.

Un drone en vol (photo d\'illustration).
Un drone en vol (photo d'illustration). (RICHARD NEWSTEAD / FLICKR RM / GETTY IMAGES)

La justice a ordonné mardi 3 mars la confiscation du drone piloté par un journaliste de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, utilisé le 25 février à Paris, ce qui est interdit sans autorisation spéciale. Lors d'une procédure de "plaider coupable", le journaliste britannique Tristan Redman, 34 ans, a aussi été condamné à une amende de 1 000 euros.

Il avait été interpellé au moment où la police française tentait d'éclaircir le survol, deux nuits de suite, de la capitale par des drones. Tristan Redman faisait partie d'une équipe qui réalisait un reportage pour illustrer cette affaire, objet d'une enquête judiciaire et qui a connu un écho médiatique international.

"Ce ne sont que des journalistes"

Trois journalistes avaient été placés en garde à vue pour ce vol de drone au-dessus du bois de Boulogne, dans l'ouest parisien. Deux avaient été relâchés sans poursuites. Tristan Redman s'était fait remettre le drone en novembre par le bureau d'Al-Jazeera à Londres. Il avait recruté les deux autres reporters, des indépendants âgés de 52 et 68 ans, pour les besoins de ce reportage.

Sollicité, Tristan Redman s'est refusé à tout commentaire à l'issue de l'audience, qui a permis de valider cette peine, proposée par le parquet, et qu'il a acceptée. "Les moyens mis en œuvre sont disproportionnés même si, dans le contexte actuel, les gens sont à cran. Mais ce ne sont que des journalistes qui ont voulu faire leur travail", a commenté son avocat, Francis Szpiner.