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Des scientifiques japonais vont tenter de créer un mammouth par clonage, espèce disparue depuis des milliers d'années

C'est ce que rapporte le quotidien nippon Yomiuri Shimbun. Les chercheurs vont travailler sur les tissus d'un cadavre de mammouth retrouvé congelé et conservé dans un laboratoire russe, a expliqué le journal."Les préparatifs son achevés", a assuré Akira Iritani, chef de l'équipe scientifique et professeur à l'université de Kyoto (ouest).
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Un mammouth pourrait naître d'ici "quatre ou cinq ans", selon le chercheur Akira Iritani (AFP PHOTO/NATALIA KOLESNIKOVA)

C'est ce que rapporte le quotidien nippon Yomiuri Shimbun. Les chercheurs vont travailler sur les tissus d'un cadavre de mammouth retrouvé congelé et conservé dans un laboratoire russe, a expliqué le journal.

"Les préparatifs son achevés", a assuré Akira Iritani, chef de l'équipe scientifique et professeur à l'université de Kyoto (ouest).

"Jurassic Park" pourrait devenir réalité. Des noyaux de cellules du mammouth, mort depuis des milliers d'années, dans des cellules énucléées provenant d'un éléphant vivant, afin de créer un embryon contenant de l'ADN de mammouth.

Cet embryon sera ensuite placé dans l'utérus d'une femelle éléphant africaine en espérant qu'elle donnera plus tard naissance à un bébé mammouth, a précisé le quotidien.

Précédentes expériences avec des souris congelées
L'équipe de M. Iritani s'appuie sur les travaux d'un autre scientifique japonais, Teruhiko Wakayama, du Centre Riken de Biologie du Développement de Yokohama (région de Tokyo), qui est parvenu à créer des clones de souris mortes et congelées depuis 16 ans.

En utilisant la technique de M. Wakayama, M. Iritani et ses collègues ont mis au point un procédé permettant d'extraire des noyaux de cellules mortes, sans les abîmer.

Un mammouth dans cinq ans
"Si nous parvenons à créer l'embryon d'un clone, il nous faudra discuter, avant de l'implanter dans un utérus, de la manière dont nous pourrions nourrir (le futur mammouth) et de la pertinence de le montrer au public", a poursuivi M. Iritani.

Il pense que son expérience, si elle réussit, permettra d'en savoir plus sur ces grands herbivores laineux disparus il y a des millénaires de la surface de la Terre pour des raisons encore discutées.

"Le taux de succès de clonage était faible il y a encore peu de temps mais maintenant il se situe à environ 30%". a déclaré le scientifique au journal britannique The Telegraph. "Je pense que nous avons une chance raisonnable de succès et un mammouth en bonne santé pourrait naître dans quatre ou cinq ans", a-t-il précisé.

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